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                                   NAISSANCE D’UN CERCLE DE SILENCE

 

 

            Début 2008, avec Brice Hortefeux comme ministre chargé de l’immigration, la chasse aux sans-papiers et le refus de régularisation des demandeurs d’asile battait son plein.

 

            Nous étions quelques-uns à nous demander ce que nous pourrions faire, sinon pour combattre –ce qui paraissait plutôt difficile- tout au moins pour dénoncer ce comportement du gouvernement et des préfets.

 

            C’est alors qu’ un pasteur retraité, qui connaît beaucoup de monde sur Montélimar, décida d’organiser chez lui une réunion pour étudier la question.

 

            Se retrouvèrent là plusieurs personnes engagées dans divers mouvements associatifs et caritatifs.

 

            Jean, comme quelques-uns d’entre nous, avait entendu parler de la manière non-violente de protester qu’utilisaient les moines franciscains de Toulouse, à savoir la constitution, une fois par mois, d’un Cercle silencieux.

 

            Cette méthode de manifestation avait l’avantage de pouvoir mobiliser des personnes peu habituées à se retrouver dans des défilés bruyants organisés sur d’autres thèmes par des partis politiques ou des syndicats.

 

            Nous décidâmes donc d’appeler à constituer un Cercle de Silence pour le mercredi 30 avril 2008, sur le parvis Daniel Chamier, à proximité du temple et de la médiathèque, lieu qui nous paraissait à la fois praticable sans gêner la circulation, mais aussi suffisamment visible.

 

            Nous prîmes aussi la décision, pour ne pas être récupérés, de ne pas solliciter l’appui des églises, des partis ou des syndicats, mais seulement des associations ou organisations caritatives sensibles à ces questions.

 

            Le premier Cercle réunit une trentaine de participants. Petit à petit ce nombre augmenta jusqu’à atteindre une centaine de participants.

 

            Le Cercle, qui se réunissait chaque semaine dans un premier temps, se retrouve actuellement, une fois par mois, quel que soit le temps, le deuxième mercredi (qui correspond au jour de la foire mensuelle).

 

            Le Cercle dure une heure, mais chacun est libre d’entrer ou de sortir du Cercle quand il veut, en fonction de sa disponibilité.

 

            Deux ou trois participants du Cercle distribuent une information aux passants, dont quelques-uns rejoignent le Cercle.

 

            Il ne s’agit pas là d’une manifestation grandiose, mais elle a au moins l’avantage d’amener un certain nombre de personnes à réfléchir à ces questions, notamment au fait que « avec ou sans-papiers, l’étranger est une personne, et la dignité d’une personne ne se discute pas, elle se respecte »

Marcel MAGNON

 

 

Tag(s) : #Société

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