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LA VIOLENCE DANS LE MONDE,EN FRANCE,

EN CHACUN DE NOUS.

 

Oui, je le confesse, en lisant les journaux, en écoutant la radio, en regardant la télé, je ressens une telle indignation, que je me surprends à détester la violence perverse de la plupart des journalistes politiques.

Je ressens aussi une grande compassion pour toutes les victimes du jour. Que de sang ! que de larmes ! que d’horreurs !

 

Ah ! je comprends pourquoi certains, redoutant la déprime,mettent définitivement la politique au placard, et ne prêtent à l’information qu’une oreille sélective.

On veut bien s’intéresser aux sports, aux jeux télévisés,

aux émissions de variété, aux films américains.

La société, le gouvernement,les problèmes sociaux, tant qu’ils n’ont pas d’incidence sur notre situation personnelle, on s’en bat l’œil !

On pense qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et que les gens qui se battent pour exercer le pouvoir sont tous « pourris ».

 

Cette indifférence presque totale de beaucoup de nos contemporains pour la gestion des affaires publiques, n’est pas nouvelle. Elle semble pourtant s’intensifier sous le choc de la grave crise financière mondiale.

Tout citoyen un peu conscientisé ( y compris les chrétiens) sait que ce délaissement politique ouvre de dangereuses voies vers un régime anti-démocratique.

 

La violence, signe avant-coureur d’un désordre généralisé de la société et du monde, devrait nous inciter à la réflexion, afin de chercher des remèdes.

Je crains que les guerres cruelles qui brûlent aux quatre coins de la planète, ne déclanchent une guerre mondiale par renoncement aux négociations interminables .

OBAMA lui-même, semble menacé dans ses projets concernant la pacification en Afghanistan et dans le blocage du projet Israélien d’attaque de l’Iran !

Débordé par les problèmes intérieurs du pays le président U.S.A., risque de baisser les bras concernant la scandaleuse colonisation israélienne. Or pour de multiples raisons, le conflit israélo-palestinien est depuis plus de 50 ans la source d’un désordre qui déséquilibre tout le Proche-Orient et empoisonne les relations internationales.

 

La violence politique a dans le monde entier des racines financières. La loi du plus fort règne . On se jette par ruse et par mille dissimilations sur les ressources naturelles convoitées par les pays les plus riches. Pour parvenir à leurs fins les groupes financiers internationaux provoquent des séditions, vendent des armes,

achètent la presse et se rendent responsables d’actes mafieux, dont toute l’humanité devrait rougir de honte !

 

Dans notre pays la violence est partout :

Dans les familles où la structure collective a disparu. Parents, enfants, ces étiquettes s’effacent, au profit d’une attitude individuelle. Chacun cherche sa voie sans grand souci des autres. Et si l’un des membre fait obstacle à la réalisation d’un désir, le conflit éclate. Touche pas à ma vie !

 

L’enseignement est parfois perturbé. Gardons nous de généraliser ! mais des actes très durs se produisent en général dans des zones d’habitation sensibles.

Et là, il faut dire très nettement qu’il s’agit d’une violence seconde.

Le gouvernement devrait donner priorité à la résolution de la crise dramatique des banlieues. C’est un volcan sous nos pieds. Régulièrement la haine, le désarroi s’expriment. Les policiers et les pompiers interviennent. On prend quelques petites mesurettes, et on parle d’autre chose dans les médias et….dans les salons gouvernementaux. A-t-on pris conscience de l’abandon des populations banlieusardes, dans des quartiers où les structures indispensables à une vie urbaine normale manquent cruellement ? Qui souhaite vivre dans ces tours sans âme,où des milliers de jeunes sans travail vivent de différents trafics et imposent une violence qui est nourrie d’une immense déception et d’une rage de vivre….

 

Le monde du travail est devenu terre d’angoisse. Des milliers de travailleurs sont brutalement privés de leur emploi et donc de ressources. L’indifférence insolente de certains chefs d’entreprises poussent les salariés à des actes inhabituels. Nos dirigeants ne connaissent pas la condition ouvrière. Elle est devenue dramatique et profondément injuste.

 

Les agriculteurs et les éleveurs connaissent eux aussi la crise .La paysannerie a pris l’habitude d’attendre de l’Etat un soutien financier dès qu’elle connaît une catastrophe. Elle a donc beaucoup de mal à se prendre en mains, par exemple à organiser elle-même les circuits de distribution et de vente. Il semble qu’elle vit au jour le jour avec de bonnes et de mauvaises années. On ne constitue pas de réserves financières. Alors lorsque les prix baissent c’est la révolte. La violence de ces travailleurs de la terre (ou de la mer ) est effrayante, je trouve. Elle provoque des « casses » stupides.

 

Comment s’étonner du grand nombre de jeunes qui déclarent « ne plus croire à un avenir ».Plusieurs solutions ont été proposées. Aucune ne s’est montrée efficace et le nombre de jeunes chômeurs ne cesse d’augmenter ! (y compris parmi les possesseurs de diplômes )

 

Qui sème le vent, récolte la tempête ! dit le proverbe.

 

Notre Président avait bâti tout son programme électoral sur une base matérialiste. L’argent, l’argent, l’enrichissement personnel !

« Les riches auront mon soutien. Ils seront mes amis et je veillerai sur leur totale liberté d’entreprise. Le luxe, les salaires monstrueusement injustes, la vie brillante, ne me choque pas. J’aime cela personnellement. J’y trouve la clé du bonheur. Quant aux travailleurs, je ne les oublie pas. Je leur propose de travailler plus pour gagner plus. C’est simple et logique, non ? » ;Ce fut son message  durant les cinq dernières années.

 

Au lieu de se tuer la santé 8 heures par jour sur son tractopelle, ou son marteau piqueur, Jules d’Aubervilliers, pourra baigner dans l’aisance en

ajoutant une heure à sa journée, et tant mieux si le patron veut bien ouvrir le samedi ! ….Et Claudine, la caissière du monoprix, qu’attend-t-elle pour faire des heures de ménage en fin d’après-midi ou dans la soirée ? !

 

Le Président travaille beaucoup. Ses ministres complètement soumis à ses volontés, font aussi beaucoup d’heures. Mais ils ont la compensation de salaires beaucoup trop élevés, et d’avantages en nature variés et fort gratifiants. Aucun souci pour l’avenir ! Ils sont au cœur des relations et des privilèges. Ils ne connaîtront jamais les fins de mois difficiles, les transports publics bondés, le chômage, et les vacances minables ou impossibles. .Est-ce juste ?

 

J’enrage de voir la dette nationale s’enfler chaque jour et tous les puissants de notre société s’attribuer des sommes d’argent qui donnent le vertige.

On me traitera de jaloux.

C’est faux. Comme tous les pasteurs et les prêtres, j’ai choisi une profession sans promotion, ni enrichissement. Ma joie je l’ai trouvé, non dans une carrière professionnelle, mais dans le combat pour l’appui des faibles, des pauvres, des « humiliés et des offensés » dont parle Dostoïevski.

 

Et je me réjouis de voir les Autorités spirituelles, si souvent craintives,dire haut et fort leur refus du sort réservé aux étrangers, et leur appui aux citoyens de cœur qui leur apportent aide et soutien.

 Je nourris mon espérance de l’immense effort accompli par les O.N .G.,et les associations,qui portent à bout de bras et de cœur le peuple immense des français qui ne peuvent plus vivre. Alors que la France est une terre aux ressources immenses capturées par une minorité de nantis.

Le bénévolat en France est considérable et admirable. Chrétiens et non-croyants s’y rencontrent fraternellement, conscients qu’ils sont de faire par solidarité ce que L’Etat devrait et pourrait accomplir, en imposant une juste répartition des richesses !

 

Sommes-nous vraiment incapables de sortir de la grave crise financière et morale que traverse notre pays ?

 

Au lieu de perpétuer les querelles stériles entre partis de Droite et de Gauche, ne devrions-nous pas nous retrouver ensemble pour chercher des solutions de salut public ?, le parti dominant actuel, cessant d’imposer mille changements contradictoires et inopérants, l’opposition entrant résolument dans le jeu de propositions constructives.

 

 En bref que l’INTELLIGENCE, la COMPETENCE et la RECHERCHE DU BIEN COMMUN deviennent les critères des dirigeants

.

Comment retrouver les valeurs qui ont fait la grandeur de la France :

 

LIBERTE POUR TOUS D’Y VIVRE DANS LA DIGNITE, LE BIEN-ETRE, ET LE RESPECT DES CONSCIENCES

 

EGALITE DEVANT LES DROITS CIVIQUES liés à la Déclaration des Droits de l’Homme (logement, travail, soins médicaux, soutien de la Justice et de la Police)

 

SOLIDARITE (Fraternité) à l’égard de tous, sans oublier le Tiers monde.

 

C’est cette France dont nos enfants et nos petits enfants ont besoin.

 

 

    2 avril 2012              Jean  HOIBIAN

 

Tag(s) : #Société

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