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100_0192.JPGLa  France  MALADE  DU  FRIC

Les gens qui n’aiment pas le Président Sarkozy l’ont très vite repéré comme un homme d’une grande faiblesse morale, vis-à-vis de l’argent. Il a eu la naïveté d’afficher ce goût immodéré du luxe, le jour même de son élection ? Dès le lendemain , il fut surnommé le président « bling-bling ».

De mois en mois, la presse nous informa des relations privilégiées qu’il entretenait avec les personnes les plus riches de notre pays, et d’ailleurs.

Son attitude est souvent paradoxale : d’un côté il se glisse avec délectation dans les yachts de luxe de ses « amis » et séjourne dans leurs demeures princières ;

de l’autre, il utilise un vocabulaire ordurier pour interpeller les habitants des banlieues. C’est le fameux : « casse-toi, pov’con . »

D’habitude quand un président de la république s’adresse aux citoyens, il utilise un langage châtié, un ton calme, des arguments soigneusement dosés. Ainsi le peuple (dont je suis) respecte le « grand chef » même s’il ne partage pas du tout ses idées !

Il n’en est pas de même pour Sarkozy : vulgarité, ton agressif, style démagogique. Quelle déception !

Et la formule qui résume son programme reste dans toutes les mémoires : « Travaillez plus pour gagner plus » !

Les français étaient invités à s’enrichir. L’idéal proposé était bassement matérialiste.

Gagnez plus, consommez davantage, le bonheur est dans le compte bancaire.

On peut comprendre l’ouvrier, le paysan, le français de classe moyenne, dont les rêves de bien-être stagnaient depuis des décennies ; d’avoir crû le prestidigitateur national !

Les citoyens aisés , sans se laisser prendre au piège , perçurent assez vite les gains financiers qu’une reprise du travail des classes laborieuses pouvaient leur apporter. On proposa avec insistance l’ouverture de crédits aux taux attractifs durant…..6 mois !

Hélas, rien ne fonctionna comme prévu :

Les travailleurs toutes catégories, découvrirent que travailler plus, constituait le risque grave de tomber malade, d’être trop absents de la maison et donc, de négliger femme et enfants.

Le bonheur, grâce à un travail forcené ?

Une consommation accrue, au détriment de l’équilibre écologique ?

Avec tous, ils constatèrent que la vie devenait de plus en plus chère, et que les produits de première nécessité, baissaient de qualité, suite à la concurrence effrénée des Grandes surfaces !

Le nombre des chômeurs ne cesse d’augmenter et des millions de familles survivent dans un état de pauvreté scandaleux.

Sommes-nous indifférents ?

La crise financière internationale ne fit que confirmer l’incapacité des gouvernements à contrôler les « jeux de hasard et de rapacité » des obscures puissances qui dominent le monde.

Et l’indignation et la colère montèrent contre ces malfaiteurs qui d’un clic d’ordinateur, mirent dans la rue des centaines de milliers d’américains ! On tenta de comprendre pourquoi les gouvernements les plus puissants avaient perdu tout pouvoir sur la gestion de leurs richesses nationales.

Des centaines de rapports officiels furent proposés. Quelques mesures

furent prises pour tenter de redresser la barre et éviter une faillite de type 1929. Mais finalement, le monde occidental est au bord du gouffre, et personne ne se risque à proposer de sortir du capitalisme libéral, basé sur le « marché ». Le monde est devenu fou !

Quand les conditions de vie familiale deviennent insupportables et humiliantes, on regarde autour de soi ; et l’on constate qu’il y a deux poids et deux mesures.

On voit « les autres », rouler dans des voitures neuves, partir aux sports d’hiver et en vacances plusieurs fois l’an, on admire à la télé l’encombrement de tous les ports de plaisance, avec des voiliers et des yachts somptueux, et on commence à devenir curieux : « mais comment font-ils ? quels sont leurs revenus ? »

Et d’astucieux journalistes nous fournissent des chiffres qui donnent le vertige !

Ce que touchent les grands magnats de la finance et de l’industrie !

mais aussi les politiciens, les ministres, les salariés du Conseil européen !, mais aussi les vedettes du sport, de la chanson, de la télé, etc..Il y aura toujours des pauvres dit Jésus, et donc des riches ! Ces derniers font vivre beaucoup de monde !

Et beaucoup de citoyens ne les envient même pas. Vue de près, la vie des très riches est souvent lamentable, sur le plan humain.

Mais, quand on apprend que beaucoup des plus fortunés ne paient pas d’impôt ! qu’ils volent leur pays en utilisant les « paradis fiscaux » !

on réclame des sanctions !

Ou sont passées les fameuses valeurs morales ?

Le goût de la richesse et des pouvoirs qu’elle procure, semble avoir corrompu beaucoup.

Le gouvernement actuel me fait peur. En qui peut-on avoir confiance ?

Comment retrouver une éthique minima ?

Intellectuels, philosophes, penseurs humanistes chrétiens ou pas, l’heure n’est-elle venue, d’écouter les prophètes de jadis et de dire haut et fort : stop !

Pour nous les citoyens de base, ne sommes-nous pas appelés à dire non à cette société dévoyée, et à continuer à « mettre du sel » dans cette soupe insipide ?

Du sel pour bloquer le pourrissement, mais aussi de la solidarité, de l’amour, de l’espérance, du rire et de la joie !

La paupérisation de notre pays, n’est pas une fatalité. Il nous faut lutter, jeunes et vieux, pour une autre vie, une autre société, un autre monde !

24 juin 2010              Jean HOIBIAN

 

Tag(s) : #Société

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