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 Aube octobre 2009 murs 2

 

 

La profession de foi de Spong

 

Spong, ancien évêque anglican du diocèse de Newpark ( U. S. ) est un théologien libéral qui a repensé sa foi chrétienne en abandonnant le théisme. Voici sa profession de foi.

Le théisme est une croyance en un Dieu tout-puissant qui agirait du haut du ciel en sachant tout de vous. Les athées sont convaincus que tous les chrétiens sont théistes et  qu’ils croient que ce Dieu là existe vraiment. Les athées se trompent. Cela n’empêche pas ces chrétiens de faire la différence entre la croyance et la foi. Ils croient en Dieu comme Spong. Venez vérifier.

Le message chrétien que notre langage s'efforce d'exprimer est à mes yeux plus qu'une seule construction humaine. Dieu est plus, pour moi, que l'expression des valeurs humaines. Les credo portent, certes, la marque des temps anciens où ils ont été rédigés, ils me désignent néanmoins un Dieu qui dépasse largement leur vocabulaire obsolète. Et la Résurrection du Christ est une expérience que les récits humains ne peuvent décrire précisément mais qui n'en est pas moins pour moi tout à fait réelle et d'une énorme puissance.

Je suis loin de sacraliser les formulations religieuses de mon Église. Je n'accorde aucune crédibilité aux décisions autoritaires d'un pape infaillible, à l'inerrance historique de la Bible    ( que la bible est sans erreur ) ou à la vérité absolue des credo. Mais en même temps je ne puis nier la vérité qui se trouve derrière ces mots qui me parlent du Christ. Je ne puis négliger la foi qui vibre dans le vocabulaire obsolète  ( dépassé ) des credo. Je ne puis oublier ce matin de Pâques qui fut un nouveau départ dans l'histoire des hommes.

Je rencontre Dieu dans les profondeurs de mon humanité mais Dieu est toujours plus que mon humanité. Ma foi demeure dans le cadre de la tradition chrétienne ; je communie au Christ dont je crois qu'il était tellement ouvert à la Présence divine, qu'il a mystérieusement, mais réellement franchi la distance qui sépare la vie de la mort, le temps de l'éternité, et nous fait accéder à un nouveau niveau d'existence.

Je ne nie pas la valeur de la foi en Dieu du judaïsme, de l'islam, de l'hindouisme, du bouddhisme ou de tout autre. Je ne pense pas que Dieu n'approuve que ma seule religion et je ne n'identifie pas mon action ni celle de mon Église avec l'action de Dieu que je pense être ouverte à tous les peuples.

C'est aussi pourquoi je ne puis parler de « non-réalisme »[1] pour désigner ce qui est au contraire suprêmement réel dans ma vie. Je ne puis admettre que nos élaborations humaines ne soient que des élaborations humaines. Elles proviennent de ceux qui, à leur manière, se sont ouverts à la Présence vivante au cœur de l'univers, à l'Esprit du Christ qui s'incarne en nos cœurs, à l'expérience de la Résurrection qui fait surgir la vie des profondeurs de l'oppression et de l'injustice.

C'est pourquoi je me tiens aux côtés des peuples de couleur opprimés par les Blancs, aux côtés des femmes dominées dans une Église d'hommes, aux côtés des homosexuels qui sont mes frères et mes sœurs, créés comme moi à l'image de Dieu.

Je ne crois pas qu'aucune religion ait le monopole de la Vérité mais je m'attache à la Vérité que chacune désigne par ses symboles. Je me sépare de ceux qui croient que leurs paroles sont la Parole de Dieu, mais je me sépare aussi de ceux qui n'arrivent pas à croire que ces paroles désignent bien au-delà d'eux-mêmes, le Dieu qui transcende nos vies.

Comme le disait Martin Luther : « Je ne puis autrement, que Dieu me soit en aide ».

Mais un autre point se présente sur lequel je me sens obligé de prendre quelques distances : le message chrétien que notre langage s'efforce d'exprimer est à mes yeux plus qu'une seule construction humaine. Dieu est plus, pour moi, que l'expression des valeurs humaines. Les credo portent, certes, la marque des temps anciens où ils ont été rédigés, ils me désignent néanmoins un Dieu qui dépasse largement leur vocabulaire obsolète. Et la Résurrection du Christ est une expérience que les récits humains ne peuvent décrire précisément, mais qui n'en est pas moins pour moi tout à fait réelle et d'une énorme puissance.

Je suis loin de sacraliser les formulations religieuses de mon Église. Je n'accorde aucune crédibilité aux décisions autoritaires d'un pape infaillible, à l'inerrance historique de la Bible ou à la vérité absolue des credo. Mais en même temps je ne puis nier la vérité qui se trouve derrière ces mots qui me parlent du Christ. Je ne puis négliger la foi qui vibre dans le vocabulaire obsolète des credo. Je ne puis oublier ce matin de Pâques qui fut un nouveau départ dans l'histoire des hommes.

Je rencontre Dieu dans les profondeurs de mon humanité, mais Dieu est toujours plus que mon humanité. Ma foi demeure dans le cadre de la tradition chrétienne ; je communie au Christ dont je crois qu'il était tellement ouvert à la Présence divine qu'il a mystérieusement, mais réellement franchi la distance qui sépare la vie de la mort, le temps de l'éternité et nous fait accéder à un nouveau niveau d'existence.

Je ne nie pas la valeur de la foi en Dieu du judaïsme, de l'islam, de l'hindouisme, du bouddhisme ou de tout autre. Je ne pense pas que Dieu n'approuve que ma seule religion et je ne n'identifie pas mon action ni celle de mon Église avec l'action de Dieu que je pense être ouverte à tous les peuples.

C'est aussi pourquoi je ne puis parler de « non-réalisme » pour désigner ce qui est au contraire suprêmement réel dans ma vie. Je ne puis admettre que nos élaborations humaines ne soient que des élaborations humaines. Elles proviennent de ceux qui, à leur manière, se sont ouverts à la Présence vivante au cœur de l'univers, à l'Esprit du Christ qui s'incarne en nos cœurs, à l'expérience de la Résurrection qui fait surgir la vie des profondeurs de l'oppression et de l'injustice.

C'est pourquoi je me tiens aux côtés des peuples de couleur opprimés par les Blancs, aux côtés des femmes dominées dans une Église d'hommes, aux côtés des homosexuels qui sont mes frères et mes sœurs, créés comme moi à l'image de Dieu.

Je ne crois pas qu'aucune religion n’ait le monopole de la Vérité mais je m'attache à la Vérité que chacune désigne par ses symboles. Je me sépare de ceux qui croient que leurs paroles sont la Parole de Dieu, mais je me sépare aussi de ceux qui n'arrivent pas à croire que ces paroles désignent bien au-delà d'eux-mêmes le Dieu qui transcende nos vies.

Comme le disait Martin Luther : « Je ne puis autrement, que Dieu me soit en aide ».

 

Envoi du groupe "Evangile et Liberté" de Grenoble.

 

Tag(s) : #Foi

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