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CHRETIEN ,  QUE  CROIS – TU  AUJOURD’HUI ?


Un Pasteur pose la question : « Que peut-on croire ? »

« Dialogue avec moi-même, avec les idées que j’ai eues jadis et que je n’ai plus, avec les autres, avec les jeunes qui émettent- pour les rejeter- les idées qu’ils ont eues dans les cours de récréation de leur école…..

Naturellement l’important est l’idée que l’on élabore soi-même, après avoir lu, débattu avec les autres.


                               DIEU

Croirai-je en un Dieu tout-puissant ?

Mais ses interventions sont si rares et si déconcertantes qu’il me semble plus raisonnable de ne pas trop compter sur lui !

Je dirais plutôt : Une force monte en nous, on peut facilement l’expérimenter lorsqu’on a des difficultés, des angoisses, des souffrances.
Un apaisement monte en nous lorsqu’on a des occasions de stress, de colère, de haine.

Une fraternité monte en nous alors que les personnes devant nous ne méritent, pensons-nous, que mépris, agressivité, vengeance.

Cet élan, ce souffle, cette force qui nous dépasse, est au fond de nous, la Source de la vie. Elle est plus que nous, mais elle n’est pas sans nous.

Elle nous permet d’affronter les forces de mort qui nous agressent et nous tirent vers le bas, nous dépriment et nous déshumanisent.


C’est le Dieu de vie, le Dieu qui nous rend humains.

Paul disait : »En lui, nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes 17-28)

Il est plus que nous,il n’est pas sans nous, il est en nous.

La prière se fait méditation : prise de conscience de cette présence en nous. Regarder le monde, la vie, notre existence avec le regard même que Jésus nous a enseigné.


Enracinement dans son éternelle activité créatrice ; responsabilisation, mobilisation, apaisement…


Et si quelqu’un me suggère de demander à Dieu de s’occuper des malheurs de ce monde, je lui réponds que, justement, Dieu vient me demander de le faire moi-même, en collaboration avec tous les hommes de bonne volonté !

                                        

JESUS-CHRIST


Croirai-je en un Dieu, ou un Fils de Dieu, aux pouvoirs surnaturels, marchant sur l’eau, guérissant les malades, multipliant les pains, et puis quittant le monde des hommes sans communiquer à personne ces pouvoirs pourtant si bienfaisants ?

Croirai-je en un Fils sacrifiant volontairement sa vie en une mort atroce, afin d’apaiser un dieu en rage de voir les humains se détourner de lui ?

Croirai-je en un Fondateur de religion n’acceptant que ceux qui pratiqueront fidèlement certains rites difficilement compréhensibles avec du vin, du pain, de l’eau, et exigeant que l’on admette certains dogmes théologiques et abstraits ?

Je dirais plutôt que l’Elan vital qui émanait de lui et réanimait ceux qu’il rencontrait, que ce souffle qu’il partageait avec ceux dont la vie s’éteignait, était l’Esprit de Dieu lui-même, dont il était animé, et qu’il nous révélait à la place de l’esprit légaliste et asphyxiant des intégristes juifs de son époque, contre lesquels il a lutté jusqu’à la mort.


LE  SALUT


Croirai-je en un Paradis et un Enfer qui rétribueraient ma vie présente ? Devrai-je me préoccuper de mon salut éternel ?

Réciter des prières , demander à la Vierge de prier pour moi maintenant et à l’heure de ma mort ? Déposer avec contrition mes péchés au pied de la croix ? Confesser la divinité de Jésus et la proximité de son retour en gloire ?

Je dirais plutôt qu’en nous manifestant le dynamisme créateur de Dieu, son esprit de paix et de fraternité qui nous libère de nos tabous, de nos blocages, de nos angoisses et de nos dépressions, Jésus n’a jamais dit que nous devions nous préoccuper de solliciter le pardon ou l’attention de Dieu, que nous devions adhérer à certains dogmes ou pratiquer certains rites nécessaires à nous obtenir la bienveillance et l’indulgence de Dieu. Ni que nous devions nous préoccuper de l’Au-delà.

C’est dans la confiance que je me laisse réorienter, relever, encourager, fortifier, et mobiliser par l’élan vital dont je sens bien que Dieu le fait monter en moi, comme il le fait en « tout ce qui respire. »

Je suis d’ailleurs bien certain que cette vie ainsi renouvelée, n’a certainement pas pour but de me faire acquérir un billet d’entrée au Paradis de Dieu !


Gilles  Castelnau

Tag(s) : #Foi

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