Présentation

Salutations amicales à tous ceux qui voudront bien mettre le nez dans mon blog !
Merci à l’avance pour leurs appréciations négatives ou positives, pour les textes qu’ils voudront bien m’envoyer.
Je m’engage à répondre à tous, sans masquer mes sentiments.



Jean Hoibian

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Qui suis-je ?

Je suis un homme âgé, mais mon cerveau fonctionne encore bien.

J’habite la Drôme. Je suis originaire de Paris.

Marié, 6 enfants et des tas de petits  enfants. Ma femme, est comme moi, à la retraite. Sa profession : infirmière (cadre infirmier). La mienne : pasteur de l’église réformée. Les structures ecclésiastiques ne m’intéressent pas beaucoup. J’ai eu la grande chance de ne pas moisir dans des paroisses, ou la routine menace. On m’a proposé des boulots très divers, dits spécialisés :

 

Mission ouvrière, direction d’une école d’appren tissage, responsabilité d’un foyer social pour jeunes et adultes, aumônerie d’aéroport, puis de prisons, animation d’un centre de formation théologique et sociologique. J’ai aussi été chargé de deux paroisses quelques années.

Je crois en l’Homme, je suis un « chercheur » de Dieu. Tout ce qui se passe sur la terre m’intéresse. Pour l’après-mort, on verra bien. Ce n’est pas une  priorité pour moi.

La nature m’éblouit, même si parfois elle se déchaîne. J’ai la chance d’avoir un jardin qui me donne beaucoup de joie. J’aime aussi bricoler.

Sur le plan politique, je suis conscientisé.Je supporte très mal l’état catastrophique du monde. Je me sens honteux et plein de rage, car impuissant à changer les choses. Je suis adepte du « pessimisme actif ».

 

 

Bravo à vous, à toi mon frère ! si tu as été jusqu’au bout de mon bavardage.

 

 

A bientôt.                     Jean Hoibian

 

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 14:35

Tout l’monde a besoin d’être aimé

Paroles et musique Noël Colombier 

100_0182.jpg Introduction

Tout l’monde a besoin de tendresse et d’affection

Tout l’monde a besoin de regards et d’attention

Tout l’monde a besoin de parler, d’être écouté

D’être considéré, apprécié et estimé

 

Refrain

Tout l’monde a besoin d’être aimé

Tout l’monde a besoin d’être aimé.

(Une fois soliste et tout le monde répète)

 

1- Le p’tit bébé dans son berceau,

Son frère qu’on traite de rigolo

L’adolescent “adolé-chiant”

Et ses parents très “attachiants”.

Le vieux chomeur en fin de droits,

Ou le “trop jeune pour c’boulot-là”.

Celui qui est trop diplomé,

Ou celui qui n’l’est pas assez.

L’enfant qui n’est pas désiré,

Pas adopté, pas accepté,

Tiraillé de tous les côtés

Entre des parents divisés.

Le p’tit Indien qui meurt de faim,

Le myopathe, le mongolien,

L’enfant violé, prostitué,

Esclave au fond d’un atelier.

 

2- C’lui qu’est tout seul à la récré,

Le sans-logis, le sans-papiers.

Celui qui ne pense pas comme les autres,

Qu’est pas d’ici, qu’est pas des nôtres.

Le marginal, le suicidé,

Les alcooliques et les drogués.

Le jeune loubard, le vieux ringard,

Le pauvre clochard et le fêtard.

Les députés, les présidents,

Les généraux, les adjudants,

Ceux qui exercent l’autorité

Et ceux qui doivent la supporter.

L’homme arrêté et torturé

Et celui qui doit s’exiler.

Le tortionnaire et le bourreau

Et même le dictateur facho.

 

3- Tout l’monde a besoin d’être aimé,

D’être apprécié, d’être estimé.

Besoin d’tendresse et d’affection

De sympathie et d’attention.

D’être un ami, d’être compris,

D’être entendu et reconnu.

D’être accepté, d’être adopté,

D’être écouté et respecté.

Besoin d’un regard plein d’amour

Besoin d’un appui, d’un secours.

Besoin, les jours de grande peine,

D’entendre quelqu’un lui dire : “Je t’aime

Si t’as mal, t’as qu’à appeler,

Je resterai à tes côtés.”

Même moi, si je chante ces couplets

C’est qu’j’ai besoin que vous m’aimiez.

 

¯¯¯¯¯¯¯

Par PARISIENEXIL - Publié dans : POESIE QUAND TU NOUS TIENS
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 14:31

Les fréquentations de Jésus

Paroles et musique Noël Colombier

 

1- Tu fréquentais des gens sans importance,

Malades, sans argent ou sans réputation.

Marqués par la douleur, l'échec ou la malchance,

Rejetés par ce monde ou par la religion.

Il y avait d'abord des gens aux mains calleuses

Habitués à manier le rabot, le filet.

Des mendiants, des lépreux, pleins de gueux et de gueuses

D'une cour des miracles tu étais entouré.

Voici messieurs André, Simon-Pierre, Jacques et Jean

Ce sont des manuels, de simples artisans,

Un noce, des mariés qui se tiennent  par le bras,

Ils trébuchent un p'tit peu: ils rentrent de Cana.

Un peuple de lépreux

D'aveugles et de boiteux

Et même une belle-mère!

Son gendre Simon-Pierre,

Voyez comme c'est gentil!

Demande qu'elle soit guérie.

(Jn 1/35... 2/1... Mc 1/14-45)

 

2- Tu fréquentais des gens peu fréquentables

Des escrocs ramassant l'argent pour les Romains.

Tu entrais même chez eux, tu mangeais à leur table,

Ces gens étiquetés "pécheurs et publicains".

Puis des filles de rien, des paumées, des galeuses

T'approchaient, te touchaient, t'aspergeant de parfum.

Et tu n'éloignais pas la marmaille rieuse

Que l'on voulait chasser de devant ton chemin.

Voici monsieur Lévi, fonctionnaire des Romains

Et son collègue Zachée, comme lui, Publicain.

On n'aime pas beaucoup ces gens peu scrupuleux

Qui donnent à des païens l'or du Peuple de Dieu.

Marie, Suzanne et Jeanne

Manquait plus qu'ça: des femmes !

Y'a même, je vous signale

L'une d'elles (quel scandale!)

Qui a fait un métier

Dont j'n'ose pas parler.

(Lc 5/1-32; 7/36-50;8/1-3; 18/15; 19/1-10)

 

3- Tu fréquentais des gens de toutes tendances,

De gauche, du milieu, de droite ou bien d'ailleurs.

Celui qui pour son peuple rêvait d'une revanche

Te suivait aux côtés d'un collaborateur.

Tu parlais en public aux femmes, aux étrangères

Aux païens, aux Romains, même aux Samaritains.

Ainsi tu voulais dire que tous les hommes sont frères

Et que chez ceux d'en face, il y a aussi du bien.

Voici monsieur Simon, zélote, résistant,

A côté de Lévi, adjoint de l'occupant.

Une cananéenne mendiant, comme un p'tit chien

Un peu de guérison, comme des miettes de pain.

Un officier païen

Plus croyant qu'un "chrétien"

Une Samaritaine

Qui est tout étonnée

Qu'un Juif prenne la peine

Ainsi, de lui parler.

(Lc 7/1-10; Mt 3/13-19; 15/21-28; Jn 4/1-42)

 

 

4- Mais tu fréquentais aussi les notables,

Les riches, les docteurs et les pharisiens.

Tu ne les couvrais pas de compliments aimables

Mais on peut dire quand même que tu les aimais bien.

Tu aurais tant voulu que toutes leurs richesses

De savoir et d'argent et même de religion

Ne soient plus les grands murs de cette forteresse

Qui les rendait aveugles à tes grands horizons.

Le docteur Nicodème qui est bien disposé

Mais c'est dur de renaître, grandir, évoluer.

Un autre, jeune et riche, qui voudrait tant bien faire,

mai voilà qu'il a peur: il regarde en arrière.

Lazare, Marthe et Marie

Joseph d'Arimathie.

Des amis qui partagent

Leurs biens et leur argent

Et font preuve de courage

Dans les plus durs moments.

(Jn1/47; 3/1-10;7/50;19/39 Lc 7/36;10/38-42;11/37;16/1)

 

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es

Mais qui es-tu Jésus?

Jésus.

 

¯¯¯¯¯¯¯

 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : POESIE QUAND TU NOUS TIENS
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 14:23
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                    Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.

La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.

Notre cercle de silence le crie.

 

Il s'agit d'une action altruiste, silencieuse, non-violente, répétitive et persistante, qui rassemble des personnes d'horizons très divers. Ils représentent une forme de protestation inhabituelle en France. La manifestation silencieuse réunit des personnes qui s’expriment en leur nom propre.

Nous nous approprions, de façon non-violente, silencieuse, un coin visible de l'espace public pour y dénoncer des pratiques violentes mais peu visibles : l'enfermement et l'éloignement de personnes au seul prétexte qu'elles sont étrangères et sans-papiers. 

Notre silence est en opposition complète à la banalisation des discours d'exclusion.  

Venez nous rejoindre, pour le temps dont vous disposez,

mercredi 11 avril 2012 , sur le parvis Daniel Chamier,

à Montélimar, entre 17 h 30 et 18 h 30.

                    ...............................................................

 

Le samedi 14 avril 2012, les participants aux différents cercles

de Drôme et d'Ardèche se retrouveront pour un grand cercle

place de la Liberté (Place de la Mairie) à Valence , de 17h à 18h.

Ce cercle sera suivi, à 18 h15, au cinéma "Le Navire" ,

de la projection du film de Marie Orcel "Fraternité"

et d'une intervention de Jean-Paul Nunez,

 délégué national de la CIMADE.

Par PARISIENEXIL
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 17:21

Pâques 2012100 1983

 

Comment faire saisir en 2012 l’importance de la fête religieuse de Pâques ?

Les chrétiens, mais aussi les gens indifférents, ne sont-ils pas appelés à réfléchir, à réagir ? On me dit que Jésus est mort pour moi ? Je veux comprendre…

 

Il y a 2000 ans, un juif singulier a parcouru la Galilée et la Judée durant trois ans, se faisant reconnaître par beaucoup de ses contemporains comme un prophète de Dieu. Ses partisans l’ont décrit comme un saint, un homme irréprochable.

 Il aimait passionnément Dieu, qu’il appelait «  Père » Il aimait son prochain, sans aucune distinction.

Pourtant, suite à un procès scandaleusement injuste, il fut condamné à mort et exécuté.

La mission de Jésus était donc un échec qui a accablé tous ceux qui l’admiraient et l’aimaient.

Mais la mort n’a pas néantisé ce prophète. Ses disciples ont reçu la conviction qu’il était vivant d’une manière miraculeuse.

Plus fort qu’un pieux souvenir, le sentiment ressenti fut vraiment celuid’une nouvelle présence de Jésus, malgré sa mort, et cet accompagnement mystérieux ne fut pas éphémère.

 

Depuis 2000 ans tous les croyants affirment que Jésus, surnommé le Christ ( le Messie, l’élu de Dieu ) est vivant et ressenti comme tel dans leur existence.

La fête de Pâques est donc organisée en l’honneur de Jésus-Christ mort et ressuscité. Tous les chrétiens du monde (orthodoxes, catholiques, protestants) éprouvent de la tristesse, puis une grande joie dans cette période de l’année.

Peut-on résumer en disant : il s’agit de faire mémoire de la mort cruelle et injuste de l’homme de Galilée et, très vite se réjouir de sa

présence vivifiante !

 Pâques est donc une heureuse fête puisque tous les croyants peuvent bénéficier de l’accompagnement de cet homme exceptionnel .

 

Des questions surgissent :

Pourquoi Jésus a-t-il été condamné et mis à mort ?

Ses souffrances sont-elles différentes de celles de tant d’innocents assassinés ?

Pourquoi les croyants se sentent-ils responsables de cette erreur judiciaire et de cette exécution ?

Historiquement parlant, les responsables seraient plutôt les Autorités juives de l’époque et le Pouvoir Romain.

 

Deux dérives se sont infiltrées dans la pensée chrétienne, me semble-t-il.

Jésus serait mort en sacrifice offert à Dieu, afin d’apaiser son ressentiment, sa colère, Il exigeait une réparation de l’humanité révoltée contre lui. Jésus serait mort pour régler la dette. Mais comment croire que le Dieu d’amour se comporte en monarque vengeur et accepte comme victime le seul homme sans aucune faute ? Cela, je ne peux l’accepter.

 

Plus subtil , l’argument établissant un lien entre nos erreurs, nos fautes, nos échecs, et la mort injuste de Jésus .On a tenté de rattacher cette doctrine à la croyance du péché originel. Nous serions coupables par hérédité, des fautes obscures du couple mythique Adam et Eve ! Aberrant, non ?

 

Modeste proposition :

Jésus-Christ ne souhaiterait pas que nous attachions une importance métaphysique à sa mort, mais plutôt à SA VIE EXEMPLAIRE !

Durant trois années Jésus a réalisé le prodige de vivre en parfaite conformité avec Dieu. Par ses actes réels et symboliques et surtout par ses paroles, il a révélé au monde la vraie nature de Dieu et de l’homme.

Notre Dieu est un Dieu compatissant et miséricordieux qui connaît la nature humaine. Il nous pardonne toutes nos erreurs, gratuitement, inconditionnellement

Toute la vie de Jésus témoigne de cet amour illimité que celui que nous nommons Dieu, exerce à l’égard de tout être humain. Le plan de Dieu pour l’Homme c’est Jésus qui l’a révélé. Il le nomme curieusement : le Royaume. Il s’agit d’une vision prophétique et utopiste qui contredit les données de la Société et du Monde.

 

Contre le destin aveugle : l’Evangile de l’anti-fatalité ;

Contre la néantisation de la mort : la résurrection de tous nos jours et de notre avenir !

Contre l’orgueil, l’égoïsme, l’écrasement des plus faibles, l’individualisme jouisseur, la lâcheté :

 l’humilité, la tolérance, le partage, les combats pour la justice, la maîtrise de soi, le courage.

 

Pour avoir vécu pleinement ce projet de Dieu pour le bonheur de l’homme, Jésus est mort. Nous ne supportons pas la lumineuse perfection qui éblouit nos vies tachées d’obscurité.

 Les hommes d’hier, comme ceux d’aujourd’hui ne supportent pas les prophètes.

Jésus a mené son combat pour la vérité de Dieu et pour la justice jusqu’au bout. Nous l’aimons pour ce courage exemplaire. Nous croyons qu’il nous appelle à le suivre.

L’apôtre Paul donne réponse à notre difficulté à croire : « la folie de Dieu est plus sage que les hommes » ; « la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes »

 

Pâques ce serait peut-être, avant tout, l’acceptation de la nouvelle vie, projet de Dieu le Père et de Jésus l’élu du Père, pour l’Homme !

 

Vivre à contre-courant d’un monde corrompu !

Chaque jour dire non. Un non qui est un oui à l’amour !

 

L’Eglise serait l’assemblée de ceux qui veulent s’aider les uns, les autres à croire à la vraie vie, à l’amour fraternel, au refus de l’injustice, croire fermement qu’il est possible de dire non aux puissances mortifères, croire qu’un autre monde est possible,avec le soutien et le vécu de Jésus, le « Fils de l’homme ».

 

 

En cette période électorale, saurons-nous sortir de nos sommeils apeurés et égocentriques ?

 

              Jean   Hoibian.

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Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 11:18

ENFANTS et PARENTS

 

Un fils questionne son père, après avoir rendu hommage à l’influence bénéfique que celui-ci a eu sur l’orientation de sa vie.

« Tu m’as beaucoup apporté. Tes engagements m’ont marqué…

Maintenant que je suis bien engagé dans l’existence, j’ai envie de te poser une question : moi, ton fils, t’ai-je apporté, t’ai-je appris quelque chose ? »

La question est insolite, non ?

Les parents dont les enfants sont devenus adultes se posent d’autres questions, en général.

Ai-je été un bon père pour eux ? Leur ai-je donné suffisamment d’amour, de tendresse, de temps ?Ai-je sût les écouter avec patience ? respecter leurs désirs profonds ?

Ai-je je été honnête à leur égard, ne leur cachant rien de ce qu’ils pouvaient entendre ?

Ou bien, ai-je joué la comédie ? n’étant pas réellement celui dont je jouais le rôle, celui dont je prenais l’étiquette, l’apparence ?

Examen de conscience parfois douloureux, car nos vies sont faites de lumière et d’obscurité, n’est-ce pas ?

 

Le père se questionne : ai-je exercé correctement mes responsabilités de père de famille ? En tant que croyant, ai-je su leur transmettre les valeurs chrétiennes de mes ancêtres, celles qui, à mes yeux, fondent ma vie ?

Questionnement douloureux dont il faut s’affranchir au nom de Celui qui est le Maître de nos vies et qui chemine avec chaque parent, dans l’accompagnement des enfants.

Car peut-être que nos peurs, nos angoisses, nos désirs non satisfaits vis-à-vis de nos fils et nos filles, relèvent plus d’un sentiment orgueilleux et possessif ; Je décide pour eux, je construit leur avenir, j’impose mes choix dès la petite enfance, PAR AMOUR ! ?

 

Mais le poète libanais Khalil Gibran nous ouvre les yeux :

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.

   Ils sont les filles et les fils de l’appel de la Vie à elle-même.

   Ils viennent à travers vous mais non de vous.

   Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. »

Je retrouve bien là ,l’appel du Christ-Jésus à la responsabilité individuelle de chaque être.

 

Père ou mère, nous ne sommes que témoins émerveillés de cette vie fruit de notre union, qui va très lentement devenir une personne, si proche de nous, et si différente.

 

« Chacun sa chance, chacun son chemin ».dit la chanson.

C’est comme le petit plant d’arbuste que je mets en terre. Deviendra –t-il un arbre vigoureux ,donnant de beaux fruits, ou un arbuste malingre et stérile ?

 

Et voici que le cœur du père se gonfle de reconnaissance. Ce fils, cette fille, sont nos nourriciers !

Par leur jeunesse, leur vitalité, ils nous ont « boostés » hors de nos pesantes routines ! Ils nous ont, parfois avec insolence, apporté le changement, la nouveauté, la nécessité d’une vision du monde plus audacieuse, moins hypocrite, plus réaliste.

Ils savent des tas de choses que nous ignorons. Ils maîtrisent des techniques que nous n’abordons qu’en tremblant.

A leur age nous étions timides, la langue et le corps embarrassés.

 

Ils nous font parfois peur avec leurs trop faciles certitudes, leurs décisions trop rapides, la violence de leurs jugements et parfois de leurs détestations.

Qu’apprenons-nous de nos grands enfants ?

Que nous ne savons pas grand-chose, au fond, sur la vie, ses règles mystérieuses, le comportement humain, l’avenir du Cosmos.

Mais ne nous suffit-il pas de mettre résolument nos pas dans la trace du « Fils de l’Homme » et de faire tout « ce que nous pouvons » pour le bonheur de nos filles et de nos filles ?

Apprenons à dialoguer avec eux, à chercher ensemble « la vérité de toute notre âme ».

Ils sont « demain », nous sommes « hier ». Soyons ensemble « l’aujourd’hui » !

Sans oublier le cadeau qui nous comble et fait fondre nos cœurs :les petits enfants, leurs larmes et leurs sourires.

 

                  

              Jean   Hoibian

 

 

 

 

 

 

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Par PARISIENEXIL - Publié dans : La vie tout court
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 10:57

…CREDO

 

Je crois !

-tu n’es pas certain ?

-si ! non.., mais si !, je crois en lui !

-qui lui ?

-Dieu, on le nomme ainsi, mais..

-mais, quoi ?

-le nom est galvaudé, alors je préfère te dire : je crois au Divin,

où plutôt, c’est lui qui croit en moi

-         ???

-         Comment te dire ? Je crois que c’est lui qui me fait croire en lui

-          ???

-         Oui, ma foi, ma confiance en Dieu, je l’ai reçue, alors que tant ne l’ont pas. Je crois que c’est lui qui est venu habiter ma pensée.

-          

J’étais un jeune enfant quand j’ai ressenti cette proximité (dont on m’avait parlé).

A l’époque, ce Divin, c’était plutôt Jésus. En tous cas c’était une présence qui me faisait peur et qui aussi me sécurisait !

Mes parents étaient croyants (ça aide !). Ils lisaient la Bible.

Ce Dieu de la Bible, j’avais peur de son regard quand j’avais mal agi. Mais le Pasteur, les éducateurs bibliques, me disaient que Dieu pardonnait, qu’il était « compatissant » et « miséricordieux ». Ce Dieu des Psaumes  et du Nouveau Testament, il m’aimait et je pouvais compter sur sa force et son appui.

 

Dans ma jeunesse, je me figurais Dieu comme une personne, quelqu’un de très grand, sans visage précis, Tout Puissant. Ce personnage mystérieux je pouvais lui parler dans la prière, le remercier pour son aide, chanter en son honneur.

Je ne doutais pas de son existence, car Jésus avait passé 3 ans à parler de Dieu, à lui parler sans crainte et à vivre en accord parfait avec lui. Jésus c’était le modèle. Il était un homme comme nous, sauf qu’il n’avait aucun mal en lui.

 

Une fois que le Divin tu l’as senti en toi, au plus profond de tes joies et de tes chagrins, tu ne cherches pas plus loin. Ton credo d’enfant puis de jeune, il est simple :

Je crois en Dieu, je crois en jésus-Christ. Amen !

Adulte, tu te poses des questions….

 

Tu découvres le monde. Tu t’émerveilles devant la nature, le soleil, la lune, les étoiles, le Cosmos. Dieu a créé tout cela ?

Là interviennent les raisonnements des scientifiques. Certains affirment que le Cosmos et ses profondeurs vertigineuses, la Nature, l’Humain et tout ce qui est vivant sur la terre résulte d’un processus extraordinairement complexe, du au hasard.

Par hasard ? le savant dit même : par nécessité.

Nécessaire le Cosmos ? nécessaire la vie minérale, végétale, animale ? Nécessaire pour qui ?

 

Et l’homme ? même si l’on peut établir qu’il est au bout de la chaîne évolutive,  par quel hasard, pour quelle nécessité est-il cet être qui se pose des questions sur lui-même, sur le monde, sur la vie et sur la mort ??

 

Dans la Bible on affirme que Dieu est créateur, mais 2000 ans nous séparent des connaissances de ce temps là.

Luther disait : « Je crois que Dieu m’a créé ainsi que toutes les autres créatures «.

 

Laissons les chercheurs chercher, les savants émettre des hypothèses.

Ma petite idée c’est que, même si Dieu a pris le train en marche, il est bien Celui qui s’est mêlé de l’Humain, lui donnant la pensée, la conscience,et une curiosité sans limite pour toutes les énigmes, tous les mystères.

 

Par expérience, après avoir supporté mon lot de souffrances, de deuils, d’échecs douloureux, sans jamais ressentir l’abandon de celui qu’on appelle Dieu, je suis enclin à confirmer mon credo d’enfant :

Je crois en Dieu le Père.

 

-Tu as deux pères alors ?

-Ne fais pas l’idiot ! Mon père biologique m’a aimé tendrement et je l’aime à jamais.

Mais Dieu se conduit comme le Père de tous les humains, ce n’est pas pareil. Son attitude de bonté, d’amour, de pardon, d’inspiration, Jésus l’a comparée à celle d’un père idéal, parfait.

Bien entendu, ce Père « céleste », je ne le vois plus du tout comme un personnage. J’ai grandi !

Ce Dieu qui crée en moi la conviction de sa présence ce n’est pas une personne même super humaine. Il n’est pas « au ciel », bien sûr. Il n’est nulle part sinon dans le cœur des hommes.

Il est comme un souffle, une identité différente de la conscience et de l’intelligence humaine. Mais comme je ne vis pas seulement d’idées et de principes, je dis avec conviction :

Je crois en Dieu le Père.

 

C’est essentiel. C’est ma force. C’est le socle de ma vie.

Je suis conscient que tout ce que je viens d’écrire peut être classé au rayon de l’idéalisme.

C’est pourquoi je m’empresse d’aller vers le concret.

Le but de la vie d’un croyant n’est pas d’obtenir un confort intérieur. Certes la disparition de l’angoisse liée à un sentiment de culpabilité, la fin d’une solitude et du risque d’un mépris de soi-même,sont d’une grande importance.

Restent à découvrir les manières de vivre, les ouvertures intelligentes pour comprendre la marche du monde.

 

Dieu nous encourage à lire la Bible et en particulier les Evangiles.

Ces écrits ne sont pas des ouvrages historiques. Ils ont été rédigés par des croyants, inspirés par le souffle de Dieu. Ce sont des paroles qu’il faut recevoir avec respect, mais aussi avec précaution. Une écoute au premier degré peut égarer notre pensée. Il faut réfléchir, comparer la parole lue avec l’ensemble des messages parallèles, tenir compte du contexte.

C’est un peu comme un jeu de piste. Mieux vaut s’y engager avec des compagnons. Nous ne sommes pas seuls : depuis des milliers d’années des chercheurs de Dieu se sont exprimés sur ces paroles. Avec eux, avec notre volonté personnelle de comprendre, nous recevons des vérités porteuses de joies, de délivrances, de paix et d’harmonie.

Le cœur de la Bible se trouve au milieu des évangiles. Il s’agit là des paroles et des actes de cet homme étrange et attachant, nommé Jésus.

Je crois en lui. Je l’aime et je l’admire.

 

A notre époque, on ne met plus en doute l’existence, il y a 2.000 ans d’un juif de Galilée en Palestine. On a un peu parlé de lui car il avait été condamné au supplice de la crucifixion pour rébellion et offenses graves envers la puissance romaine d’occupation et les Autorités religieuses juives de Jérusalem.

Après sa mort on a attaché aux souvenirs de sa vie singulière une importance capitale qui a donné au personnage une survie exceptionnelle.

On a recueilli avec soin ses paroles, raconté son ministère de prophète et constitué autour de sa mémoire un groupe de plus en plus nombreux d’admirateurs (appelés : disciples).

Il ne s’agit pas d’adorer un personnage divin.

Ce qui est capital c’est son message révélateur du vrai Dieu, à la fois très proche de celui des juifs, et pourtant très différent.

 

On doit regretter que le texte affirmant la foi des églises chrétiennes, soit muet sur le message et les actions de Jésus. Ce « symbole des apôtres » comporte une grave carence.

 

Jésus avait un surnom qu’il avait lui-même choisi : « Fils de l’Homme ».

Ce terme a une valeur symbolique précieuse. Ce prophète de Dieu était vraiment un humain.

Christ, n’est pas son nom de famille ! Ce terme est synonyme de Messie, c'est-à-dire de messager de Dieu.

 

Jésus a eu vocation de devenir à 33 ans le messager unique du Divin.

Quittant sa famille et son atelier de charpentier il est parti sur les routes pour dire aux foules rassemblées comment il fallait vivre, libéré de ses angoisses par le Dieu d’amour et de paix. Et pas de hiatus chez Jésus entre ses paroles et sa vie.

Sa proclamation, ses actes d’amour, de compassion,de tolérance, de libération intérieure, ont bouleversé ses contemporains, et, depuis des siècles des milliards et des milliards d’humains.

Alors, pourquoi pas moi ? pourquoi pas toi ?

 

Attention ! ce n’est pas un conte de fée, l’Evangile ! C’est une bonne nouvelle pour l’humanité si souvent plongée dans les régressions obscures. Mais la perfection de Jésus n’a pût être supportée par les Autorités de l’Eglise. Un peu comme lorsqu’on est ébloui par le soleil..

Par jalousie, les hommes ont assassiné Jésus, comme avant lui et après lui, tant de diseurs de vérité. Le « fils de l’homme » a refusé de se taire, de trahir son idéal, d’abandonner son Dieu.

Il s’agit de la plus grande erreur judiciaire, du plus grand crime de l’humanité, qui, hélas, est prête à faire aujourd’hui ou demain ce qu’elle a fait hier.

Le message de Jésus ne vieillit pas. C’est une chose étrange que d’y trouver aujourd’hui des paroles, des pensées, des attitudes,qui répondent aux questionnements du monde moderne.

Par ailleurs on n’a jamais fini d’épuiser le sens de ce qu’on déjà lu.

 

Croire en Jésus c’est croire en sa parole reçue par notre cœur et notre intelligence comme un message personnel.

Il faut en faire l’expérience. Elle n’est pas la même pour tout le monde.

 

Depuis 2000 ans Jésus est un point fort dans l’histoire de l’humanité. En même temps il reste une énigme. Chaque chercheur de vérité situe le personnage de Jésus comme il en reçoit la silhouette dans telle ou telle partie des Evangiles.

Est-il un prophète ? oui, mais pas seulement..

 On le voit ouvrier travaillant de ses mains,

 révolutionnaire bouleversant les codes de la morale et des prescriptions juives, transgressant l’ordre établi dans la société de son temps,

 utopiste, appellant à vivre dans la simplicité et le partage,

 écologiste, profond admirateur de la nature,

 psychothérapeute, fin connaisseur de la sensibilité humaine,

thaumaturge, guérissant les malades physiques et mentaux.

La liste n’est pas close.

 

Cet homme merveilleux a surtout incarné l’amour de Dieu pour tous les êtres, donnant priorité à ceux que la vie semble avoir oublié : les « petits », les faibles, les « méprisés et les offensés », les malades, les souffrants,les exclus, les stigmatisés.Chacun de nous peut un jour tomber dans une de ces situations de détresses.

 

A ceux qui sont forts, intelligents, bien portants, gâtés par le sort, Jésus propose les joies du service et de l’amour du prochain.

 

Nous le croyons vivant éternellement, arraché au néant de la mort par le souffle de Dieu.

C’est pourquoi chacun peut se confier à lui, recevoir de sa parole force, réconfort, espérance et victoire sur toutes les fatalités.

 

CREDO, je crois encore d’autres choses qui nourrissent ma foi.

On énumère dans les Eglises chrétiennes beaucoup d’autres choses. Elles sont à découvrir, mais j’avoue ne pas leur attribuer une grande importance

Il me suffit de vivre dans la proximité de Dieu, de son souffle vital et de la Parole vivante incarnée dans le Christ Jésus

 

Avec ces convictions, je peux croire en l’homme et en l’avenir du monde.

 

« On t’a dit, Ô homme, ce qui est bon,

ce que le souffle éternel te propose :

C’est que tu PRATIQUES LA JUSTICE,

         Que tu AIMES avec TENDRESSE,

Et que tu MARCHES HUMBLEMENT avec ton Dieu «  ( prophète Michée 6/ 8)

 

                                      Jean  Hoibian

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 10:05
Chers amis,

Manifestation en Syrie

Propulsé par des millions d'actions en ligne et de dons venant de plus de 75 000 d'entre nous, notre mouvement joue un rôle central dans le soutien au peuple syrien qui continue à manifester pacifiquement, envers et contre tout. Ensemble, nous renforçons le journalisme citoyen, nous faisons entrer clandestinement de l'aide médicale et des journalistes, et bien plus encore. Nous faisons changer les choses, et le courage stupéfiant du peuple syrien est le cadeau qu'il nous offre à chacun. Lisez ce message pour en savoir plus, ou découvrez cette récente couverture médiatique du travail d'Avaaz en Syrie: AFP, BBC, CNN, L'Express, El Pais, TIME, The Guardian, Der Spiegel.
Ce matin, 4 journalistes occidentaux sont en sécurité chez eux avec leurs familles, mais les échos de l'horreur et de l'héroïsme vécus à Baba Amr continuent de résonner à leurs oreilles. Plus de 50 militants syriens, soutenus par Avaaz, se sont portés volontaires pour leur venir en aide ainsi qu'à des dizaines de civils blessés, et pour les évacuer hors de la zone de mort de l'armée syrienne. Beaucoup de ces militants exceptionnels n'ont pas survécu cette semaine.

Abou Hanin est l'un de ces héros. Il a 26 ans, il est poète, mais quand sa communauté a eu besoin de lui, il a pris la tête de la coordination des journalistes citoyens qu'Avaaz soutient pour aider les Syriens à faire entendre leurs voix dans le monde. Le dernier contact que nous avons eu avec Abou Hanin date de jeudi dernier, au moment où les troupes du régime se rapprochaient du lieu où il se trouvait. Il a lu son testament et ses dernières volontés à l'équipe d'Avaaz à Beyrouth, et lui a indiqué où il avait enterré les corps des deux journalistes occidentaux tués dans le bombardement. Depuis lors, son quartier de Baba Amr est un trou noir et nous ne savons toujours pas ce qu'il est devenu.

On peut facilement sombrer dans le désespoir en voyant ce qui se passe en Syrie aujourd'hui, mais pour rendre hommage aux victimes, nous devons faire vivre l'espoir qu'ils avaient au moment de leur mort. Alors que Baba Amr s'est obscurci et que la crainte d'un massacre se répand, les Syriens sont descendus dans la rue - une fois de plus - dans tout le pays, pour des manifestations pacifiques qui révèlent leur extraordinaire courage.

Leur courage est une leçon, un cadeau du peuple syrien à chacun de nous. Et ce parce que dans leur bravoure et leur détermination à faire face à ce que notre monde a de plus sombre à offrir, un nouveau monde est en train de naître.

Et dans ce nouveau monde, le peuple syrien n'est pas seul. Des millions d'entre nous issus de tous les pays du monde se sont dressés à leurs côtés à maintes reprises, depuis le tout début de leur combat. Presque 75 000 d'entre nous ont donné près de 2,3 millions d'euros pour financer les mouvements citoyens et leur remettre du matériel de communication de haute technologie afin qu’ils puissent témoigner, et pour permettre à l'équipe d'Avaaz d’aider à faire passer clandestinement l'équivalent de plus de 1,5 million d'euros d'aide médicale. Nous avons été des millions à agir en ligne pour appeler à l'action du Conseil de sécurité et de la Ligue arabe et pour obtenir des sanctions de la part de nombreux pays. Ces pétitions en ligne ont été remises à l'occasion de dizaines d'actions publiques, de campagnes médiatiques et de réunions de plaidoyers de haut niveau avec les principaux dirigeants mondiaux. Ensemble, nous avons contribué à remporter nombre de ces batailles, parmi lesquelles une action sans précédent de la Ligue arabe et des sanctions pétrolières de l'Union Européenne.

Notre équipe à Beyrouth a également fourni un centre de communication précieux qui permet aux courageux et talentueux militants de coordonner des opérations clandestines complexes et l'évacuation des blessés et des journalistes. Avaaz ne dirige pas ces activités, mais nous jouons un rôle de facilitation, de soutien et de conseil. Nous avons également mis en place des maisons sécurisées pour les militants et soutenu les prises de contacts et l'engagement diplomatique menés par le Conseil National Syrien -- le jeune organe politique représentatif du mouvement d'opposition. La plupart des grands médias mondiaux ont rendu compte du travail d'Avaaz en soutien au peuple syrien. Cela comprend des articles de l'AFP, de la BBC, de CNN, de L'Express, d'El Pais, de TIME, du Guardian, du Spiegel et de nombreux autres médias qui ont évoqué notre "rôle central" dans l'appui à la mobilisation pacifique syrienne.

Aujourd'hui, une dizaine de nouveaux cauchemars comme celui vécu dans la ville de Homs commencent à se dérouler partout en Syrie. La situation va empirer avant de pouvoir s'améliorer. Ce sera sanglant et complexe, et alors que certains manifestants prennent les armes pour se défendre, la ligne entre ce qui est bien et ce qui est mal va devenir floue. Mais le régime brutal du président Assad chutera, et il y aura la paix, des élections et des comptes à rendre. Le peuple syrien ne s'arrêtera que quand cela arrivera -- et cela pourrait bien arriver plus tôt que ce que nous croyons tous.

Tous les experts nous avaient dit au début qu'un soulèvement en Syrie était impensable. Mais nous avons quand même acheminé des équipements de communication par satellite. Et nous l'avons fait parce que notre mouvement sait quelque chose qu'ignorent les experts et les cyniques: le pouvoir citoyen et un nouvel esprit de citoyenneté sont en train de submerger notre monde, et cette vague intrépide et irrépressible apportera l'espoir dans les endroits les plus sombres de la planète. Avant sa mort, Marie Colvin, une journaliste américaine qui rendait compte de la violence à Homs, a indiqué à Avaaz: "Je n'abandonnerai pas ces gens". Et nous non plus.

Avec espoir et admiration pour le peuple syrien et les courageux citoyens du monde entier,

Ricken, Wissam, Stephanie, Alice, David, Antonia, Will, Sam, Emma, Wen-Hua, Veronique et toute l'équipe d'Avaaz

P.S: si vous souhaitez agir davantage, cliquez ici pour contribuer à maintenir notre chaîne d'espoir avec la Syrie:
https://secure.avaaz.org/fr/smuggle_hope_into_syria_rb_fr_eu//?vl





Avaaz est un réseau citoyen mondial de 13 millions de membres
qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. ("Avaaz" signifie "voix" dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 13 pays et 6 continents et travaille dans 15 langues. Pour découvrir certaines de nos plus grandes campagnes, cliquez ici ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.

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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 19:40

Paru dans Rue 89

Une main a été tendue il y a quelques jours par monsieur Mélenchon dans le journal La Vie. Elle l'a été non aux « chrétiens de croisade » mais aux « chrétiens de saint Martin ».

C'est une belle expression qui nous honore et nous oblige. Nous saisissons cette main. Car nous sommes quelques-uns, et même beaucoup plus, à être de l'Eglise sans une seule seconde imaginer voter pour la droite, comme on dit que c'est le lot des catholiques de ce pays.

Nous sommes les chrétiens de saint Martin et nous sommes aux côtés de la gauche et même de la gauche radicale comme d'autres l'avaient été avant nous, Montalembert et Lacordaire, l'abbé Lemire et le Sillon, Charles Péguy et Témoignage Chrétien. Nous croyons que l'Evangile exige de nous un comportement moral individuel mais aussi un comportement politique.

« Nous luttons contre les forces de l'argent »

Nous sommes les chrétiens de saint Martin et nous voterons Mélenchon. Pourquoi ?

Car on a beau jeu de vitupérer les « excès du capitalisme » avec toutes les encycliques, encore faut-il réellement les combattre et tâcher d'extirper le mal à sa racine.

Car nous luttons contre les forces de l'argent, nous qui nous nous sommes donnés un autre maître.

Car nous voulons accueillir l'étranger, donner à manger à celui qui a faim et à boire à celui qui a soif.

La misère nous est une infamie et nous voulons non seulement partager notre propre manteau mais aussi que la société en fasse autant. On meurt de froid aujourd'hui en France.

Nous sommes les chrétiens de saint Martin et nous ne pouvons nous résoudre à voir la fille aînée de l'Eglise se jeter dans la marchandise comme un puritain dévergondé dans la pornographie. France, prends garde de perdre ton âme !

Un chrétien de saint Martin, un chrétien de saint François, un chrétien tout court essaie de tenir humblement, le moins mal possible, la place que le Christ ne manquerait pas de tenir s'il revenait aujourd'hui.

Pas la place d'un enfant de chœur ou d'un boy-scout, celle du Verbe qui s'est fait chair !

Le Christ nous enseigna que nous sommes tous égaux et frères, que nous devons aider les faibles et nous garder des richesses matérielles. Sa Parole est radicale, notre engagement doit l'être aussi.

« Quand les blés sont sous la grêle »

Evidemment, des divergences existent, parfois même un agacement à entendre, par exemple, la logorrhée combiste [l'anticléricalisme à la Combes, ndlr] qui peut encore avoir cours au sein de la gauche radicale.

Nous devons les dépasser. Nous sommes une chrétienté militante, une chrétienté de combat et nous devons lutter pour une société plus humaine, plus juste, plus fraternelle, en un mot plus évangélique.

Nous qui croyons au Ciel faisons front avec celui qui n'y croit pas car il est bien vrai que

« Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au cœur du commun combat. »

[extrait du poème d'Aragon « La Rose et le réséda », ndlr]

Au sortir de la seconde guerre mondiale, André Mandouze, spécialiste de saint Augustin, écrivait un article qu'il intitulait « Prendre la main tendue », celle des communistes aux chrétiens. Il y disait être « de l'Eglise, avec les communistes, dans le progressisme ».

Notre position à nous, chrétiens de saint Martin, est semblable. Nous soutenons monsieur Mélenchon. Pour que la Cité des hommes ressemble davantage à la Cité de Dieu.

 

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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 10:06

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                             CROIRE ne veut pas dire SAVOIR.

 

C’est gênant. On aimerait bien avoir des certitudes.

Si je dis ou j’écris : je crois. Ceux qui m’écoutent ou me lisent, pensent : « il parle de sa religion, il va préciser : je crois en Dieu. Mais qu’est-ce qu’il en sait ? Il ne peut pas dire : je crois en Dieu, je sais qu’il existe »

 

-Je suis d’accord.

Dire : je crois, ça veut dire : j’ai la foi, j’ai confiance, ça m’habite.

Mais je n’ai aucune preuve qu’il existe vraiment quelqu’un ? quelque chose

( nous y reviendrons dans un prochain article)

 

Tout le monde croit des choses sans savoir si elles existent vraiment !

Exemple : je crois que j’aime ma femme, mes enfants, mes parents, mes amis. Mais j’ignore s’ils croient à mon affection ?

Je crois que je suis vivant et qu’un jour je serai mort. Mais je ne sais pas ce qu’est exactement la vie ou la mort ?

Nous savons beaucoup de choses que nous croyons vraies, faisant ainsi confiance aux savants, aux économistes, aux technocrates.

Mais nous ne croyons pas nécessairement à ces faits, à ces choses, à ces affirmations. Je veux dire : nous savons que l’erreur est humaine. Telle vérité d’aujourd’hui deviendra peut-être erreur demain.

Nous vivons donc dans une grande incertitude.

 

La mémoire nous fait souvent défaut. Si la police nous questionne un jour au sujet d’un accident ou d’un fait banal, nous répondons stupidement : « je crois. », alors que l’enquêteur souhaiterait un « je sais.. »

 

Dans la vie, de nos jours, au 21ème siècle, on fait confiance à peu de gens, à peu de choses. Le siècle des « lumières » nous a rendu méfiants, critiques, rationalistes.

Et c’est bien ! En tous cas c’est irréversible, me semble-t-il.

 

CROYONS-NOUS à l’avenir de la planète terre ?

CROYONS-NOUS en l’Homme ? au bonheur du monde, à la justice sociale ?

à la fin de la soif et de la faim, de la misère, de la guerre, de la violence ?

CROYONS-NOUS à l’amour, à la solidarité, au bonheur ?

 

Nous nous résignons à vivre avec méfiance concernant les informations et les affirmations. C’est peut-être dommage, mais c’est ainsi, pour beaucoup.

 Ce qui est inquiétant, c’est de vivre dans le doute concernant les questions morales et le sens de notre existence.

 

Exemple :beaucoup de jeunes enfants ignorent le B.A.BA de ce que traditionnellement on appelle le bien et le mal. Ils n’ont reçu aucune information sur les grandes civilisations antiques y compris les courants judéo-chrétiens ou islamiques. Leurs parents eux-mêmes qu’en savent-ils ?

 

Quel est le prix et le sens de toute vie ?

Pourquoi la mort ?

La nature doit-elle être protégée ? Pourquoi ?

Quelles sont les valeurs qui sont à la base de toute civilisation ?

 

Il est urgent et indispensable de se questionner soi-même :

Sans craindre la déprime, la déception, la résignation.

« Je sais que je ne sais rien », disait un chanteur-philosophe.

Ce n’est pas grave. C’est même sain de reconnaître la complexité du monde, et les immenses champs de recherche proposés  à la science et la médecine, à la psychologie, la philosophie, la théologie.

 

Mais faire effort pour que notre recherche de confiance dans le sens de l’existence et de ses valeurs, s’élargisse, voilà qui est vital ! Non ?

Que crois-tu, mon frère ? En qui crois-tu ?

Ta réponse, qu’elle quelle soit, je la respecte. Mais ne renonce pas à chercher le sens de ta vie. Elle t’appartient !

                                      Jean   Hoibian 

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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 09:09
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Samedi 3 mars 2012 8h54
                            Le silence : une autre manière d'agir.
  
        Même si nous avons eu récemment quelques bonnes nouvelles dans notre secteur, la chasse aux migrants ne se ralentit pas puisque le gouvernement actuel a fixé à 35 000 l'objectif des expulsions pour l'année 2012.
        Les cercles de Silence sont une forme d'action non-violente, menée par des citoyens qui refusent la déshumanisation des "sans-papiers" et la banalisation de leur enfermement.
        Ils agissent en faveur d'une politique d'immigration basée sur le respect absolu de la dignité humaine et des droits de l'homme.
        Si vous vous reconnaissez dans cette action, rejoignez-nous dans le cercle pour le temps dont vous disposez.
        Le prochain Cercle de Silence de Montélimar aura lieu le mercredi 14 mars 2012, à partir de 17 h 30, sur le parvis Daniel Chamier.
Pour le collectif du Cercle
Marcel MAGNON
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