Présentation

Salutations amicales à tous ceux qui voudront bien mettre le nez dans mon blog !
Merci à l’avance pour leurs appréciations négatives ou positives, pour les textes qu’ils voudront bien m’envoyer.
Je m’engage à répondre à tous, sans masquer mes sentiments.



Jean Hoibian

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Qui suis-je ?

Je suis un homme âgé, mais mon cerveau fonctionne encore bien.

J’habite la Drôme. Je suis originaire de Paris.

Marié, 6 enfants et des tas de petits  enfants. Ma femme, est comme moi, à la retraite. Sa profession : infirmière (cadre infirmier). La mienne : pasteur de l’église réformée. Les structures ecclésiastiques ne m’intéressent pas beaucoup. J’ai eu la grande chance de ne pas moisir dans des paroisses, ou la routine menace. On m’a proposé des boulots très divers, dits spécialisés :

 

Mission ouvrière, direction d’une école d’appren tissage, responsabilité d’un foyer social pour jeunes et adultes, aumônerie d’aéroport, puis de prisons, animation d’un centre de formation théologique et sociologique. J’ai aussi été chargé de deux paroisses quelques années.

Je crois en l’Homme, je suis un « chercheur » de Dieu. Tout ce qui se passe sur la terre m’intéresse. Pour l’après-mort, on verra bien. Ce n’est pas une  priorité pour moi.

La nature m’éblouit, même si parfois elle se déchaîne. J’ai la chance d’avoir un jardin qui me donne beaucoup de joie. J’aime aussi bricoler.

Sur le plan politique, je suis conscientisé.Je supporte très mal l’état catastrophique du monde. Je me sens honteux et plein de rage, car impuissant à changer les choses. Je suis adepte du « pessimisme actif ».

 

 

Bravo à vous, à toi mon frère ! si tu as été jusqu’au bout de mon bavardage.

 

 

A bientôt.                     Jean Hoibian

 

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 22:35

LIRE  ET  RELIRE  LA  BIBLE

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Dimanche dernier le pasteur lit un passage de la 1ère lettre de Paul aux Corinthiens. Une sorte de poème magnifique, qui place l’amour au-dessus de toutes les vertus. Il faut chercher le chapitre 13.

« si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien . »

 

L’amour ! qui n’en rêve pas, n’est pas de notre temps !

Edith Piaf ne chantait-elle pas : » sans amour on n’est rien du tout »

 

Stop, l’amour dont parle Paul est sans doute un peu plus restrictif.

Pour « la môme Piaf » c’était éros et agapè mélangés.

Pour Paul, l’agapè c’est un amour qui sans exclure l’éros, donne priorité à l’amour-respect de l’autre, souci du bien-être de l’autre, amour-don, et non amour-narcissique.

Je trouve qu’à notre époque on confond amour et désir.

Au lieu de dire : je t’aime, il serait plus honnête de dire : j’ai envie de toi. Les femmes, en général, sont plus affinées que les hommes : aimer ce n’est pas seulement se désirer. Car le désir seul, ne dure pas .On en

trouve vite , un plus séduisant !

 

Pour montrer que le véritable amour demande un long apprentissage, Paul utilise une curieuse image (au verset 11 )

« lorsque j’étais enfant…..je raisonnais comme un enfant…..

« lorsque je suis devenu homme,

« j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant…

                                  ce qui faisait de moi un enfant…

« j’ai abandonné tout ce qui est propre à l’enfant….

« j’ai aboli ce qui était de l’enfant…. ».

 

Difficile de suivre Paul sur cette voie de l’abandon de ce qu’ est pour la plupart d’entre nous  l’enfance ! ,un domaine enchanté !

Comment oublier nos rires, nos jeux innocents ?

Devenus adultes, ayant essuyé les tempêtes de la vie, peiné dans tant de luttes, éprouvé l’amertume des échecs, des déception, des deuils, ressenti la lassitude des combats sans fin, contre soi-même et contre la société sans âme, comment ne pas rêver d’un retour à l’insouciance et à sa légèreté ?

Oui, mais n’avons-nous pas trop compté sur nous-mêmes, négligeant l’offre de soutien gratuit du Christ, qui nous mettait en garde :

« si vous ne devenez pas comme de petits enfants…. »

Ainsi la vie est un combat que je dois assumer avec les forces que Dieu me propose. D’étape en étape je « grandis » dans la foi et dans mes relations aux autres. Ce n’est pas une voie facile !

 

Aimer, c’est une lutte contre moi-même, c’est connaître des échecs et des victoires .Paul a raison : la décision de vivre dans l’amour (tous les amours), c’est le plus grand épanouissement humain. Il vaut la peine de s’y atteler (« mon joug est doux et mon fardeau léger »,dit Jésus.)

Dernière remarque : Nos églises n’ont-elles pas à lutter contre une permanente infantilisation du message qu’elles délivrent ?

 

En donnant priorité à la recherche d’un salut individuel dont la perspective se situe après la mort, en ne parlant jamais de nos responsabilités chrétiennes (« vous êtes le sel de la terre »c.a.d . vous devez lutter contre la corruption de la société ),

 vis-à-vis de la politique, de l’économie, de la justice sociale, de la culture, de la guerre, du racisme, etc…,

la prédication chrétienne se présente plus comme une thérapie pour le  fidèle, que comme un message prophétique.

 

Le Dieu vivant aime ce monde et l’appelle à l’humanisme, celui de la Bible et celui des Droits de l’Homme.

La Bible n’est pas un pieux manuel de recettes contre nos peurs infantiles, et nos obsessions mortifères.

« Tiens-toi debout » dit Dieu au prophète, alors, je te parlerai. »

 

Jean  Hoibian

merci au pasteur qui m’a donné l’idée de cette réflexion.

 

 

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Par PARISIENEXIL - Publié dans : La vie tout court - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 22:19

LES  DIX  LEPREUX   (Luc 17 ; 11 à 19)

 on découvre la maison de magda à Valaine fin Mai 08 013

Or, comme Jésus regagnait Paris après un séjour à Oslo, il traversa le Danemark. A Copenhague il visita la communauté de marginaux, nommée « Christiania », installée dans une ancienne caserne.

La police n’intervenait dans ce lieu « squatté », qu’en cas de trouble grave.

Jésus avait paru profondément attristé de voir tant d’hommes, de femmes au visage ravagé par la drogue. Il écouta leur discours qui parlait de « liberté », de refus des lois et de l’Etat. Jésus devina leur détresse cachée.

La population danoise avait sur ce sujet des opinions très opposées !

Les pouvoirs publics laissaient faire, pensant que la centaine de gens « douteux » rassemblés en ce lieu, pouvait être plus aisément contrôlée. Ils avaient laissé se constituer ce ghetto de contestataires, à l’écart de la société abritée frileusement derrière de beaux principes.

« Mieux vaut les laisser mijoter entre eux que de les expulser et disséminer une contestation qui contaminerait peut-être toute la ville »

 

Bien sûr, beaucoup de citoyens étaient scandalisés de cette liberté des mœurs dont jouissaient les marginaux de « Christiania ». Ces censeurs réclamaient la fermeture de la Communauté et l’enfermement de ses membres dans une prison, ou dans un établissement psychiatrique….

 

Comme Jésus avait quitté ces lieux, dix « hippies » le rattrapèrent et lui demandèrent de l’aide : « Nous sommes à bout » dirent-ils. Nous voulons décrocher de la drogue ! Et ils montraient leurs bras mutilés de trous d’aiguille.

« Allez vous inscrire à la cure de désintoxication » leur dit Jésus. Je souhaite que vous ayez la volonté de sortir de cet enfer !

Son regard lucide et bon, leur fit baisser la tête…

Pendant qu’ils étaient en chemin, ils s’encourageaient l’un, l’autre, à faire sérieusement la cure. Mais aucun n’y croyait vraiment, sauf un.

 

Cet algérien échoué au Danemark quitta le groupe.

Il revint sur ses pas, persuadé que Dieu (pour lui c’était Allah ) habitait ce Jésus et lui donnait une force contre la drogue et contre la fatalité.

Ayant le sentiment qu’il était libéré intérieurement, il se promit de rompre avec la drogue. Tout joyeux il s’approcha de Jésus et lui dit :

« Merci Marabout, Dieu te bénisse ! tu as pouvoir sur la drogue et sur le mal ! Tu m’as délivré ! »

Les gens qui entouraient Jésus, faisaient une drôle de tête. Cet arabe que fait-il au Danemark ?, et qui l’autorise à interpeller le prophète !

Alors Jésus dit : « cet homme, cet étranger, a cru en Dieu et à sa force de guérison. Il y croit tant qu’il remercie déjà ! Et les neuf autres guériront-ils sans reconnaître leur faiblesse, et sans abandonner leur fatalisme ?

J’ai confiance en toi, dit Jésus à l’arabe. Dieu t’aidera.

 Compte sur ton Dieu et tu connaitras l’affranchissement de toutes les drogues. Plus de force est en toi, que tu ne l’imagines !

 

Et vous danois respectables et vertueux, êtes-vous conscients des dons de Dieu ? Vous souciez-vous des marginaux qui se perdent ?

               Jean  HOIBIAN

 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 11:33

Pour un néo christianisme

Sur les pas de J. T. Robinson…

par Hugues Lehnebach

Loureiro août 2008 cailloux

John  A. T. Robinson était évêque anglican. Il n’était pas du tout incroyant, mais il était soucieux de tenir compte de l’évolution des mentalités dans un monde de plus en plus sécularisé. John A. T. Robinson a fait paraître un livre en 1964 intitulé Dieu sans Dieu (Honest to God en Anglais). Une notion qui lui semblait essentielle était l’image que l’on se fait de Dieu dans l’Église. Il parlait de remodeler, de reformuler ce qui constitue le fondement de la foi chrétienne : « Je  crois, disait-il, que nous sommes dans les années à venir, à beaucoup plus qu’une simple réaffirmation, en termes modernes, de l’orthodoxie chrétienne. …un remodelage beaucoup plus radical est à mon avis nécessaire et, dans ce processus, les catégories les plus fondamentales de notre théologie, de Dieu ; du surnaturel, et de la religion elle-même, doivent être de nouveau jetées au creuset ».  Convaincu comme Robinson qu’il faut réaménager les bases de notre catéchisme,  je me suis permis de puiser dans ce livre quelques données de réflexion.


Bonhoeffer auquel Robinson se réfère disait que le christianisme est un système de religion qui a 2 000 ans. Or voici que depuis 500 ans environ nous entrons peu à peu dans un monde totalement dépourvu de croyances religieuses. Toutes les croyances sur lesquelles reposait ce système religieux s’effondrent. Il est très intéressant d’en connaitre les raisons. L’une d’entre elles est la vision du Dieu auquel l’église continue  à se référer à mon désespoir car c’est une des raisons de la perte de la crédibilité du christianisme au détriment de l’Évangile. Il n’est pas étonnant que les églises se vident.


« La Bible nous parle du Dieu « d’en haut » ( d’un Dieu qui se situerait « là-haut »). Sans aucun doute, l’image qu’elle donne d’un univers à trois étages,- « en haut le ciel, au dessous la terre et, sous la terre, les eaux », a été prise jadis dans son sens le plus littéral. Nul doute que les auteurs de l’Ancien Testament, si on les avait interrogés, auraient été les premiers à proclamer que pour eux ce langage n’était qu’une façon symbolique de représenter et de transcrire des réalités spirituelles.

« L’idée d’un Dieu « la haut » ne gênait nullement les écrivains du Nouveau Testament. Le plus souvent la conception d’un univers à trois étages ne nous gêne pas. Nous avons cessé de faire attention aux images naïves de la Bible. Le langage biblique ne nous choque plus car nous faisons machinalement la transposition nécessaire. « Au lieu d’un Dieu qui serait littéralement ou physiquement « là-haut », nous avons accepté, dans nos catégories intellectuelles, un Dieu qui est « par delà », « au dehors » dans un sens spirituel ou métaphysique. Il existe des gens pour qui Dieu est « par delà » presque dans le sens le plus littéral du mot. Ceux-là ont pu accepter la révolution scientifique de Copernic, mais, en tous cas, jusqu’à une époque très récente, ils ont conçu Dieu comme, en somme, « au-delà » de l’espace cosmique. L’idée d’un Dieu qui serait d’une façon spirituelle ou métaphysique « au dehors », au-delà », est plus lente à mourir ».


Quand il m’arrive de dire que Dieu n’est sûrement pas plus en haut qu’au-delà, je vois bien que je leur fais de la peine. C’est ce que note Robinson. « A vrai dire, la nécessité d’abolir une telle conception troublerait gravement la plupart des gens car cette conception est leur Dieu et ils n’ont rien d’autre à mettre à sa place. C’est le Dieu de notre enfance et de nos conversations, le Dieu de nos pères et de notre religion, à qui l’on s’attaque.  Chacun de nous porte en soi quelque image mentale d’un Dieu « par delà », un Dieu qui « existe » au dessus et au-delà du monde qu’il a créé, un Dieu à qui nous adressons nos prières et vers qui nous allons lors de notre mort ». En même temps nous prenons conscience que l’image mentale d’un tel Dieu, non seulement ne nous aide pas à croire à l’Évangile mais nous le rend plus difficile ». Robinson cherche alors une solution pour résoudre ce problème. Il fait partie de ces chrétiens qui  remettent en question la théologie traditionnelle. Il a une sorte d’illumination quand il tombe sur un écrit de Tillich.


 Dieu disait Tillich, n’est pas une projection « à l’extérieur » de nous et de notre monde créé, un Autre au-delà des cieux, de l’existence duquel nous devrions nous convaincre, mais il est plutôt le Fond de notre être même. « Le nom de la profondeur et du fond inépuisable, de tout être, est Dieu. Cette profondeur est le sens même du mot Dieu. Et si ce mot n’a pas beaucoup de signification pour vous, traduisez -le en termes de profondeur ; parlez des profondeurs de votre vie, de la source de votre être, de ce qui est ultimement le plus important pour vous, de ce que vous prenez au sérieux sans aucune réserve. Pour y arriver, il vous faudra peut être oublier tout ce que vous avez appris de traditionnel au sujet de Dieu, peut être son nom lui-même. Si vous savez que Dieu veut dire profondeur, vous savez beaucoup sur lui. Vous ne pouvez pas désormais vous dire athée ou incroyant ».

Un deuxième auteur lui fait également une grande impression. Il s’agit des écrits de Bonhoeffer, « le christianisme sans religion » dans « Lettres et notes de prison ». Jusqu’ici dit Bonhoeffer, l’Église avait fondé sa prédication de l’Évangile sur le sentiment religieux universel, sur le besoin d’un Dieu capable de donner l’explication du monde. Or voici que les hommes ont le sentiment qu’ils peuvent très bien se passer d’une « religion ». Bonhoeffer avait raison. Les hommes n’ont plus du tout le désir d’un salut personnel. Ils n’ont plus le sentiment du péché. Ils n’ont plus besoin de l’explication Dieu pour trouver une réponse à la naissance du monde. N’ont  ils pas sur Google, toutes les explications scientifiques souhaitées ? Je poursuis la réflexion sur ce rejet du religieux avec une citation de Robinson.


« La réponse de Bonhoeffer fut qu’en ce vingtième siècle, Dieu nous appelle délibérément à une forme de christianisme qui ne dépend pas des prémisses de la religion, de même que Saint Paul au premier siècle, appelait les hommes à une forme de christianisme qui ne dépendait pas de la circoncision.

L’on se souvient qu’en effet l’apôtre Paul s’était opposé à l’église de Jérusalem, notamment en la personne de Jacques qui dirigeait alors la communauté, sur la question de la circoncision. Paul la considérait comme parfaitement inutile. « La vrai Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences ; et la vraie circoncision, ce n’est pas celle qui est apparente, dans la chair. Est vraiment Juif celui qui l’est dans le secret ; sa circoncision, c’est celle du cœur, qui relève non pas de la lettre, mais de l’esprit »   ( Rom. 2 28). Jacques à l’opposé était très convaincu que si le chrétien n’appliquait pas à la lettre les codes et les pratiques juives, il était hors du salut. Il nous faut aujourd’hui provoquer la même révolution. La religion chrétienne n’est pas plus utile aujourd’hui que ne l’était la circoncision autrefois vu ce qu’elle affirme comme vérité, comme croyances. Ce faisant elle dénature l’Évangile et le rend inaudible.


Une troisième lecture, celle de Bultmann, a permis à Robinson de se convaincre de la stupidité d’une lecture fondamentaliste de la Bible. Selon Bultmann les écrivains du Nouveau Testament ont employé un langage mythologique rempli d’expressions comme pré-existence, incarnation, montée et descente, intervention miraculeuse, catastrophe cosmique etc. qui n’ont de sens que dans le contexte d’une conception aujourd’hui périmée du cosmos. « Si Bultmann a raison, toute la conception d’un ordre surnaturel qui envahit et « transperce »le monde naturel doit être rejeté. Mais dans ce cas, qu’entendons nous par « Dieu », par révélation, et que devient le christianisme » ?


Nul doute pour moi que si Robinson avait eu entre les mains les écrits de John Cobb par exemple, il aurait adhéré sans doute sans réserve à la compréhension de Dieu selon la théologie du process. Cette théologie a une compréhension de Dieu qui est parfaitement en accord avec les dernières données de la science. Je donnerais plus loin une introduction à cette théologie. Pour l’instant il nous suffit de dire en paraphrasant John Cobb :


Dieu n’est pas tout puissant. Il n’est pas « en-haut » ou « là-bas ». Il y a interaction de Dieu et du monde. Dieu agit sur le monde et inversement le monde inter agit sur Dieu. Dieu intègre en lui tout ce qui existe. Le monde n’est pas extérieur à Dieu, ni Dieu extérieur au monde puisque Dieu joue un rôle déterminant dans la formation et l’évolution de chacun de ses éléments. Dieu ne se confond cependant pas avec le monde. Il est ce, ou celui, qui le sauve et le transfigure. Dieu est force de propositions, de suggestions. A l’homme de répondre positivement à ces invites. Le monde agit sur Dieu. Dieu anime le monde, et le monde contribue à l’expérience divine.

Comme le dit bien G. Castelnau : Dieu se trouve… au coeur du monde comme « le levain qu'une femme a enfoui dans la pâte pour la faire lever » Matthieu 13.33

 
Il ouvre sans cesse l'avenir, introduisant des possibilités nouvelles dans nos pensées et dans le monde : mais il ne détermine pas de manière autoritaire celles qui seront acceptées ou refusées par les hommes. Il propose, appelle influence, enthousiasme ; il tient compte des résultats qui en adviennent pour modifier son action : c'est la joie qu'il veut pour ce monde « qu'il aime tant » (Jean 3.16).
Il est créateur, non seulement au-dedans de nous les hommes, mais aussi des animaux, des plantes et peut-être aussi des minéraux ; Il est indispensable à la vie du monde ; il participe à tout ce qui se passe, à toutes les réalités auxquelles nous avons affaire et d'abord à nous-mêmes. Il agit en tout ce qui bouge ; rien n'échappe à son action de même que rien n'échappe aux rayons du soleil et à l'air qui nous baigne.

 

H. Lehnebach 


 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi - Communauté : Protestantisme
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 15:31

NOUS  SOMMES  TOUS  DES  CROYANTS

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Nous croyons tous en quelqu’un.

Nous croyons tous en quelque chose.

 

Croire c’est quoi ?

Pour beaucoup, quelque soit l’étiquette religieuse,

n’est-ce pas : vivre les yeux ouverts,

                        les oreilles attentives ?

 

Question : un chrétien est-il en droit de se demander si les affirmations du Symbole des apôtres sont acceptables pour lui, et pour les gens de notre époque ? ou bien doit-il les accepter sans comprendre, les yeux fermés, et donc peut-être, sans y croire ?

 J’opte pour le risque du doute. Que Dieu me soit en aide !

 

Je crois en Dieu,

Souffle de vie en moi,

Une référence : vivre c’est quoi ?

                  Vivre c’est aller vers quoi ?

                  A qui devrais-je ressembler ?

Un Père :    Force d’amour qui m’accepte

                    comme je suis,

                malgré ce que je suis, ce que je fais,

                 ce que je pense.

                 Un amour plus fort que la mort,

                 qui peut me frapper ce soir, demain…

 

Croire c’est aussi se poser des questions et ne pas y répondre

trop vite : Dieu est-il le Créateur du monde ?

                   Dieu est-il tout-puissant ?

Trop facile de répondre : oui. Les théologiens et les savants de

notre temps débattent de ces graves affirmations, sans trancher. Il me faut donc confronter le dogme avec le regard de ma foi sur le monde contemporain.

 

Je crois en Jésus,

Un homme extraordinaire, un prophète de Dieu,

un modèle qu’il est inutile d’essayer de copier.

Christ n’est pas son nom de famille ! C’est le titre accordé à

l’envoyé de Dieu. Il va rendre le monde intelligible et le libérer de ses erreurs.

Jésus n’est pas un bavard. Il agit comme il parle (pas nous !)

Pas de hiatus entre ce qu’il nous appelle à vivre et ce qu’il vit.

Que je sois riche ou pauvre,

Malade ou bien portant,

Jeune ou vieux,

Instruit ou analphabète,

Beau ou laid,

Timide ou beau parleur,

Patron ou ouvrier,

Joyeux ou triste,

Optimiste ou pessimiste,

Homme ou femme,

Isolé ou doté d’amis,

Révolté ou résigné,

Je peux recevoir de ce Vivant,

Force, espérance, paix, liberté, amour.

 

Pourquoi, dans le Credo, ne trouve-t-on rien sur le ministère de Jésus, ses paroles ? ses actions ?

 

Le Credo comporte beaucoup d’autres affirmations.

Beaucoup de croyants désirent réfléchir plutôt que de dire :

Oui, je crois !

Nous désirons comprendre ce que les mots d’autrefois,

veulent dire aujourd’hui.

Que Dieu nous soit en aide !                    

 

Dois-je essayer d’écrire sur

la suite du Crédo ?,

 alors que je suis déjà comblé par ce qui précède….

Dieu est notre Père. Jésus-Christ, notre frère nous

offre un pardon inconditionnel et un programme de

vie épanouissant en relation avec tous ceux qui

passent sur notre chemin.

Vivons dans la joie et la solidarité !

Ce credo nous suffit.

Et vous ?

                                              Jean Hoibian

 

                               

 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 14:54

A+

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De :
 Envoyé le : Vendredi 4 mai 2012 9h09
Objet : Fwd: : Fwd: Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat



--- En date de : Jeu 3.5.12, Christian Delmas <cdmlk@free.fr> a écrit :
> > > LETTRE DE PHILIPPE TORRETON A JEAN FERRAT
> > >
> > > Jean,
> > >
> > > J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie.
> > > J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore
> > > les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à
> > > Antraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le
> > > pèlerinage. Le repos c'est sacré !
> > >
> > > Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si
> > > là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne
> > > connaissent pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de
> > > là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux
> > > argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est
> > > grave!
> > >
> > > Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien
> > > chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille
> > > dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les
> > > erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui
> > > meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui
> > > subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses
> > > collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui
> > > on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont
> > > déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups
> > > de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que
> > > tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle
> > > de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent
> > > déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande
> > > plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors
> > > que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés
> > > dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par
> > > grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux
> > > dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de
> > > bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure
> > > quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu
> > > arrête l'essentiel...
> > >
> > > Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à
> > > D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté
> > > flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre
> > > Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas?
> > > Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est
> > > vendu à la Première dame de France.Ecris nous quelque chose à la gloire
> > > de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle
> > > famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !
> > >
> > > Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a
> > > remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info
> > > juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la
> > > propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut
> > > fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette
> > > presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par
> > > l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au
> > > Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec
> > > vendu...
> > > Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre
> > > du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce
> > > au courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de
> > > civilisation au monde...
> > >
> > > Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le
> > > chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière
> > > ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes
> > > de cette droite "décomplexée".
> > >
> > > Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de
> > > boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est
> > > plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs
> > > transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas
> > > savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les
> > > numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le
> > > contraire.
> > >
> > > Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les
> > > cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les
> > > jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe,
> > > on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il
> > > s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à
> > > droite il vote à droite... Finies les jacqueries!
> > >
> > > Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui
> > > passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le
> > > peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable,
> > > vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa
> > > retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole
> > > laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on
> > > chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la
> > > petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...
> > >
> > > Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et
> > > comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de
> > > fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime
> > > intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les
> > > armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent
> > > la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour
> > > soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus
> > > pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40
> > > à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand
> > > elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront,
> > > quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale et ses
> > > valeurs dans le sacrifice de ses morts...
> > >
> > > Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de
> > > mai...
> > >
> > > Je t'embrasse.
> > >
> > > Philippe Torreton



Par PARISIENEXIL - Publié dans : POESIE QUAND TU NOUS TIENS
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 14:24

 

Bonjour,

Signez la pétitionIl y a un mois, je me suis rendu à Tambaga dans l’Est du Burkina Faso, avec Action Contre la Faim. J’y ai visité un centre de santé où j'ai participé à la pesée des enfants et j'ai constaté des cas de malnutrition sévères. Dans cette région, il y a deux fois plus d'enfants malnutris que l'année dernière à la même période.

Un tel constat est tout simplement inadmissible au XXIe siècle. Aujourd’hui, nous savons comment briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté. C’est pourquoi j’ai signé la pétition de ONE appelant les dirigeants du G8 à s’attaquer aux racines de la malnutrition et de la faim par des investissements à long terme dans l’agriculture.

En deux semaines à peine, la campagne AAA bat son plein et plus de   155 000 personnes ont signé cette pétition. Cependant, nous devons continuer à nous mobiliser pour mettre la pression sur nos dirigeants.

Alors s’il vous plait, rejoignez le mouvement. Signez la pétition en un clic seulement :

http://act.one.org/go/426?akid=3070.2019920.NDougX&t=3

Le texte de la pétition est le suivant :

Chers dirigeants du G8,

Il est temps de briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté. Nous vous demandons de vous entendre sur un plan mondial ambitieux et de le mettre en œuvre pour que 50 millions de personnes puissent sortir de la pauvreté grâce à l’agriculture et que 15 millions d’enfants ne souffrent plus de malnutrition chronique.

La mobilisation en faveur de la Corne de l'Afrique a porté ses fruits et a permis de sauver des millions de vies. La fin de cette terrible famine doit servir de leçon et marquer le début d'une réelle politique internationale contre la malnutrition et les crises alimentaires. Alors que la famine menace maintenant le Sahel, le G8 doit faire des investissements intelligents et à long terme dans l’agriculture pour mettre fin à la faim.

Ensemble, nous pouvons mettre fin à la malnutrition, non pas pour un enfant, mais pour 15 millions d’entre eux. Et nous pouvons mettre un terme à la pauvreté, non pour une seule personne mais pour 50 millions d’hommes et de femmes.

Je vous invite donc à vous mobiliser à mes côtés. Signez la pétition en un clic pour dire au G8 de s’attaquer définitivement aux trois A qui peuvent changer la donne dans les pays pauvres : agriculture = alimentation = avenir.

http://act.one.org/go/426?akid=3070.2019920.NDougX&t=5

Merci d’avance,

Tiken Jah Fakoly

Chanteur reggae et membre de ONE

 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Société
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 15:31

MESSAGE DE LA PRESIDENTE , MONIQUE BETTON

 

Bonjour à tous . Pour la 16° fois , l’équipe de Montélimar Mosaïques est très heureuse de vous accueillir .

La 16° fois que nous nous retrouvons pour faire la fête . Mais pas n’importe quelle fête :

v    La fête qui permet d’établir des liens d’amitié entre les différentes communautés de Montélimar et sa région

v    La fête qui permet de nous enrichir de nos différences culturelles

v    La fête qui permet d’échanger et de faciliter les rencontres , la communication et la solidarité .

 

Cette journée est l’occasion pour les associations et les communautés de se rencontrer , de se connaître , voire de s’apprécier . Nous pensons depuis très longtemps que l’immigration , et c’est l’histoire qui nous le dit , est un phénomène naturel , permanent . Ce n’est pas un phénomène d’affrontement avec la société ou l’identité française mais un phénomène qui construit cette société et cette identité . L’histoire de l’immigration n’est pas l’histoire des immigrés en France mais bien celle de tous les Français .

 

C’est aussi l’occasion de dire et de montrer notre lutte contre le racisme et les discriminations . C’est un combat qui nous réunit tous ici et l’on sait combien on doit inlassablement œuvrer pour construire une société plurielle qui prend en compte toutes ses composantes . L’actualité nous montre toujours que nous avons encore beaucoup de travail et nous ne devons pas baisser les bras .(et je précise que j'ai écrit ce texte avant le 1° tour des élections)

 

Nous pensons que cette fête est un des moyens pour lutter contre le racisme et les discriminations , même modestement

 

Ø     Parce que le métissage , le brassage des cultures sont des ferments fertiles quand la nation reconnaît ces apports

Ø     Parce qu’à l’inverse , le racisme et les discriminations se nourrissent de la méconnaissance de l’autre

 

 

 

Alors

Ø     Merci à vous tous d’être là 

Ø     Merci à la mairie pour cette salle , pour l’aide du personnel communal  et pour la présence amicale des médiateurs 

Ø     Merci à nos partenaires financiers mairie , ACSE et CAF

Ø     Merci à la Fédération des Oeuvres Laïques de nous accompagner : elle coordonne les Semaines de lutte contre le Racisme et les Discriminations depuis de nombreuses années dans la Drôme .

 

 

Ø     Merci aux échassiers et aux musiciens qui ont déambulé dans les rues de la ville ce matin donnant sûrement envie aux gens de venir à la fête

Ø     Merci à toutes les associations et communautés qui sont présentes aujourd’hui

Ø     Merci à tous les ateliers d’animation qui enrichissent la fête

Ø     Merci à tous les groupes qui assurent avec enthousiasme le spectacle avec l'aide de Rock Tour .

 

Je sais que c’est aussi votre façon de lutter  contre le racisme et les discriminations  .

 

v    merci enfin à toute l’équipe qui m’a aidée à préparer cette fête afin qu’elle soit la plus diverse et la plus chaleureuse possible .

 

Bon après-midi à tous . Le spectacle continue !

 

SAMEDI 28 AVRIL 2012.

Témoignage d’un spectateur :

Une fois de plus, ce fut un très beau mélange d’hommes, de femmes et d’enfants : Tunisiens, Algériens, Marocains, Turcs, Arméniens ,etc, européens, tous habitants de Montélimar !

Au total, 600 présences. Quinze stands d’Associations diverses.

Un spectacle de qualité : danses, orchestres, joutes sportives, chants.

Que la France a de la chance d’avoir toutes ces cultures dans son sein !

Que c’est beau et réconfortant de voir tous ces citoyens mêlés dans la joie, l’amitié, la tolérance !

J’ai vu la France d’aujourd’hui et de demain. Merci à l’association «Montélimar- Mosaïques » !

 

Que le racisme est une attitude stupide et méprisable !

 

1er Mai 2012       Jean Hoibian

 

 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Société
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 09:19

Communiqué du CdS de Montélimar

IMGP00291

SOYONS NOMBREUX AU CERCLE DE SILENCE DU 9 MAI
 
         Le vote du dimanche 22 avril a montré un niveau exceptionnellement élevé des idées xénophobes
dans notre pays.
        Il est donc important de rappeler que, par notre participation au prochain
                            Cercle de Silence de Montélimar,
                         le mercredi 9 mai, à partir de 17 h 30,
                    sur le parvis Daniel Chamier à Montélimar,
nous souhaitons clamer silencieusement mais fortement que :
        - nous voulons que s'engage une réflexion collective sur le respect des droits humains en France et en Europe;
        - nous voulons que soit reconnue la richesse que nous apporte l'étranger qui vient dans notre pays;
        - nous refusons que des être humains soient détruits par l'angoisse de l'erxpulsion;
        - nous refusons l'enfermement des sans-papiers dans des centres de rétentin administrative
où les conditions de vie s'apparentent à celles des prisons.
L'étranger est une personne et la dignité d'une personne ne se discute pas, elle es respecte!
 
Ce dimanche 29 avril 2012
Pour le collectif du Cercle
Marcel MAGNON
 
 
Par PARISIENEXIL - Publié dans : Société - Communauté : Psychologie quotidienne
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 15:27

PRIERE D’UN HUMBLE CHERCHEUR DE VERITE

 DSCF2098

Seigneur, il se peut que tu ne sois pas le Créateur du cosmos,

à partir de rien.

Il se peut que des puissances mauvaises se soient introduites dans le processus infiniment complexe et ..très lent, qui a permis à notre planète de devenir habitable.

Ainsi s’expliqueraient les « ratés » de l’univers ?

 

Mais, pour moi, quand je m’émerveille devant les innombrables beautés du ciel et de la terre, c’est Toi que je remercie de tout mon cœur !

 

Seigneur, il se peut que tu ne sois pas le Tout-Puissant,

que ton pouvoir soit écorné par l’action malveillante du Satan,

qu’ainsi des montagnes de souffrances s’abattent sur l’Homme,

hier et demain, jusqu’à l’avènement d’un autre monde ?

 

Mais, pour moi, tu n’y es pour rien, et dans la vie offerte de Jésus, tu nous a confirmé la puissance sans limite de ton amour.

C’est en ce Jésus de Nazareth que tu nous révèle, un peu, ta personne

secrète et cachée.

 

Seigneur, il se peut que nous ayons tort de t’imaginer semblable à nous, oblitérant ton altérité,

de parler de ta voix, de ton regard, de ton oreille, de ton bras...,

car tu es immatériel, immortel, pur esprit, échappant à toute conception de l’esprit humain ?

 

Mais pour moi, tu es en Jésus-Christ, proche de tout être humain qui te cherche et te supplie d’éclairer son existence.

 

Pour moi, tu es ce souffle qui transforme ma personne si souvent éteinte et morne, comme le vent ranime la braise du feu mourant

.

Seigneur, pour moi, depuis plus de 80 ans, tu es mon confident, tu me montres qui je suis, tu m’aimes assez pour tout me pardonner,

pour donner un sens à ma vie, en m’invitant à regarder et à écouter le « Fils de l’Homme », en qui tu as placé ton message de réconciliation

et de joie !

 

Seigneur, je ne sais pas qui tu es vraiment,

Mais j’atteste ta présence bienveillante dans le monde et dans ma vie.

Et pour tout cela, je te loue avec une grande reconnaissance !

 

                         Jean  HOIBIAN 

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 10:26

L'athée et le pasteur (extrait n°3)

 

Suite et fin

 

On me téléphone un soir : » Accepteriez-vous de débattre avec un athée, sur notre radio » ? Je réponds oui sachant que toute ma soirée est déjà occupée par une réunion. Comment vais-je prendre la parole demain matin, en direct, ignorant quel est mon adversaire ?……Bon exercice, non ?

Jean Hoibian

 

« Soyez toujours prêts à rendre compte de l'espérance qui est en vous »

I Pierre 3.15

 

Extraits n°3 : entretien impromptu entre Eric Chams, se déclarant athée et Jean Hoibian, pasteur, réalisé le 29 août 1989 sur Radio-Paris.

 

Eric Chams : Que pensez-vous de ce mot de Nietzsche qui était d'origine protestante, dont le père était pasteur et qui lui même fit quelques études de théologie au début (mais il les a vite abandonnées) et qui disait : « Dieu est un mot bouche-trous, c'est-à-dire, chaque fois qu'on se pose une question à laquelle on ne peut pas répondre, on place en réponse Dieu qui, lui-même est une question. » ?

 

Jean Hoibian : Je pense que c'est une bonne façon de parler de Dieu. Je dirais que ce que l'Église a fait de pire, ce n' est pas d'utiliser Dieu un peu comme bouche-trou, c'est d'utiliser le mystère comme bouche-trou. Chaque fois que quelque chose ne peut être démontré, comme il y a un orgueil assez grand chez les théologiens, on vous dit : « c'est un mystère de Dieu ». Cela ne me satisfait absolument pas.

 

E.C. : Vous allez avoir des ennuis avec vos autorités si elles vous entendent dire que vous êtes d'accord avec les positions de Nietzsche sur Dieu !

 

Jean Hoibian : Mais non. Je suis d'accord avec cette formule que Dieu est utilisé comme bouche-trou et que c'est malhonnêteté de la part des croyants ou plutôt des théologiens de l'utiliser. Mais je vous dis tout de suite que je suis très à l'aise. Notre Église protestante n'est absolument pas une Église hiérarchisée.

 

E.C. : Il n'y a pas de pape du protestantisme ?

 

Jean Hoibian : Absolument pas. Lorsque l'on fait une comparaison entre les deux structures d'Église, on dessine pour la catholique une pyramide et on place en haut le pape, puis les archevêques, les évêques - puis on descend jusqu' au peuple qui est presque à plat ventre - c'est l'église caricaturale du Moyen Age mais c'est encore un peu la structure de l'Église catholique avec le pape qui tous les jours apparaît dans nos médias et ça, ça m'agace passablement !

 Et puis de l'autre côté vous avez une Église à structure horizontale, l'Église protestante, qui est une Église démocratique. Moi je n'ai pas d'ordres à recevoir de personne dans mon Église et je ne crains absolument pas de vous dire quoi que ce soit, y compris des bêtises - je ne suis pas à l'abri d'une erreur... Mais nous n'avons aucun compte à rendre à personne.

 

Yport avril 2011

 

E.C. : Vous êtes le seul maître dans votre Église ? Après Dieu quand même !

 

Jean Hoibian : Le protestant a sa conscience et sa conscience le relie à Dieu, et c'est vis-à-vis de Dieu que j'ai des comptes à rendre et qu'Il me pardonne si j'ai dit des âneries à son égard aujourd'hui - mais la structure autoritaire de l'Église, chez nous, ça n'existe pas, et heureusement - je suis beaucoup trop démocrate pour accepter...

...

 L'oecuménisme a été un grand espoir pour nous. Nous avons toujours trouvé ridicule de se battre entre orthodoxes, protestants et catholiques et depuis Jean XXIII on avait l'impression que les catholiques renonçaient à être les seuls tenants de la vérité et que les protestants faisaient des efforts pour comprendre certaines particularités du culte et du dogme catholique et on avançait dans un oecuménisme qui était très sympathique et fraternel - et ceci existe toujours sur le plan de la pratique sociale. Mais quand je vois, excusez-moi, les positions prises par le pape Jean-Paul II et les grands courants de foule qui se dégagent (retour au sacré, au rite, aux pèlerinages, au culte de la vierge Marie), excusez-moi, je suis triste. Je ne méprise pas cette foi mais je ne la comprends absolument pas.

 

E.C. : Qu'est-ce que vous pensez, en restant correct, de la vierge Marie ?

 

Jean Hoibian : Je pense que c'est une femme qui a mis au monde Jésus et comme j'ai le plus grand respect pour Jésus, je respecte sa mère - qui en plus de cela n'était pas prétentieuse, c'était une femme du peuple...

Elle faisait partie des « humbles d'Israël » et je ne vois pas pourquoi j'aurais le moindre ressentiment contre elle, mais de là à l'accepter comme une divinité, de là à l'adorer, de là à prétendre qu'elle a échappé au péché ou qu'elle a mis un enfant au monde en dehors des voies normales, c'est-à-dire de la sexualité, non ! Excusez-moi, je ne crois absolument pas ça.

 

E.C. : Et l'ange Gabriel ?

 

Jean Hoibian : Je considère que là encore c'est un langage poétique extraordinaire pour parler de quelque chose qui s'est produit. Cette femme a eu la grande souffrance d'avoir un fils qui a été, si vous voulez une espèce de militant politico-religieux, et qui est mort pour ses idées. N'importe quelle mère qui perd son fils, même si c'est pour un combat très noble, connaît une grande souffrance... C'est tout pour moi. Marie n'est rien de moins et rien de plus

 

E.C. : Et Joseph ?

 

Jean Hoibian : Joseph, c'est le père de Jésus, bien sûr - c'est tout à fait évident. Mais là je vais en choquer quelques-uns, mais je ne vois pas du tout...

 

E.C. : Et Dieu dans tout ça ? Il y a Joseph, il y a Marie ; en quoi il a besoin de Dieu, ce Jésus ?

 

Jean Hoibian : Eh bien, pourquoi est-ce que Dieu a suscité un Martin Luther King ?

 

E.C. : Ah bon. Alors il a suscité Jésus-Christ comme il a suscité Martin Luther King. Comme, à la limite, il a suscité mon humble personne pour être opposé à vous...

 

Jean Hoibian : C'est très comparable. En précisant toutefois que j'attribue à Jésus une place particulière qui me fait dire : il est « Fils de Dieu ». Nous sommes tous fils de Dieu. Mais votre vie comme la mienne est pleine de trous alors que la vie de Jésus a été totale ment parfaite.Il est le prototype d'une humanité nouvelle vers laquelle nous marchons.

J'ai le sentiment très sincère, très fort, que Christ me conduit, me parle, rectifie mon existence et par conséquent (je le dis sans honte) me pardonne mes âneries...

Puisqu'il existe dans mon esprit, c'est donc qu'il est vivant. Et puisque historiquement ce Jésus a été mort, voilà la preuve de la résurrection du Christ.

 

E.C. : Quand vous dites que le fait d'avoir Jésus dans la tête fait que Jésus est vivant, si j'ai un jour l'idée, l'hallucination d'être une plante verte fait que je suis une plante verte ?

 

Jean Hoibian : Mais non ! On ne peut pas dire n'importe quoi ! Il ne faut pas céder à ces élucubrations. Jésus est vivant dans ma vie, dans mon existence, dans le monde, au travail comme le levain dans la pâte. Vous savez, on a l'habitude de dire : « Jésus est présent incognito. »

 Un croyant c'est l'homme du merveilleux, un croyant c'est l'homme de la poésie, l'homme qui croit en l'incroyable, un croyant c'est l'homme du vide, du saut dans le vide.

Et d'ailleurs, pourquoi resterions-nous séparés athées et croyants, quand nous nous retrouvons, comme vous le voyez, sur des domaines communs ?

 

extrait n°1 - cliquez ici

extrait n°2 - cliquez ici

Par PARISIENEXIL - Publié dans : Foi - Communauté : Religions en toute liberté
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