Présentation

Salutations amicales à tous ceux qui voudront bien mettre le nez dans mon blog !
Merci à l’avance pour leurs appréciations négatives ou positives, pour les textes qu’ils voudront bien m’envoyer.
Je m’engage à répondre à tous, sans masquer mes sentiments.



Jean Hoibian

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Qui suis-je ?

Je suis un homme âgé, mais mon cerveau fonctionne encore bien.

J’habite la Drôme, à Montélimar, depuis 9 ans. Je suis originaire de Paris.

Marié, 6 enfants et des tas de petits  enfants. Ma femme, est comme moi, à la retraite. Sa profession : infirmière (cadre infirmier). La mienne : pasteur de l’église réformée. Les structures ecclésiastiques ne m’intéressent pas beaucoup. J’ai eu la grande chance de ne pas moisir dans des paroisses, ou la routine menace. On m’a proposé des boulots très divers, dits spécialisés :

 

Mission ouvrière, direction d’une école d’appren tissage, responsabilité d’un foyer social pour jeunes et adultes, aumônerie d’aéroport, puis de prisons, animation d’un centre de formation théologique et sociologique. J’ai aussi été chargé de deux paroisses quelques années.

Je crois en l’Homme, je suis un « chercheur » de Dieu. Tout ce qui se passe sur la terre m’intéresse. Pour l’après-mort, on verra bien. Ce n’est pas une  priorité pour moi.

La nature m’éblouit, même si parfois elle se déchaîne. J’ai la chance d’avoir un jardin qui me donne beaucoup de joie. J’aime aussi bricoler.

Sur le plan politique, je suis conscientisé.Je supporte très mal l’état catastrophique du monde. Je me sens honteux et plein de rage, car impuissant à changer les choses. Je suis adepte du « pessimisme actif ».

 

 

Bravo à vous, à toi mon frère ! si tu as été jusqu’au bout de mon bavardage.

 

 

A bientôt.                     Jean Hoibian

 

Dimanche 20 juillet 2008
Nous sommes entrés dans la période intense des vacances. Une partie de la population française a pris la route de l'évasion. On va vers la mer en masse, en montagne déjà moins, sur un site campagnard  un nombre restreint.
Chacun  selon ses goûts.
On a fermé la grille du jardin, les fenêtres et les volets de la maison, en espérant qu'aucun "visiteur" ne viendra faire un tour. Les retraités restent chez eux l'été, en général. Mais ils se réjouissent de voir à la télé tous ces adultes"fatigués et surmenés",affronter routes et trains bondés, avec leurs enfants que la chaleur rend insupportables. Le temps des vacances sera-t-il vide de bruit, d'agitation stérile,de foules hystériques ? Rien n'est moins sûr. Le repos du coeur ne s'achète pas.Il faut vouloir l'accueillir. Il faut faire des choix,  mais certains réussissent à échapper au conditionnement que les médias nous infligent.Par exemple oublier la télé et ses 90% d'émissions stupides et  vulgaires. Remplacer par la radio ! On est tout rajeuni à écouter France-musique ou bien France-culture. Mais j'y pense, sans perdre de temps , si vous êtes encore chez vous, branchez votre ordi sur France-culture et cliquer sur émissions religieuses. Ce matin à 8 heures 30 l'émission religieuse de la Fédération protestante fut remarquable (20 Juillet). On y a annoncé l'Evangile au travers des chansons de Brassens.
Et point de guitare! mais une organiste lyonnaise très douée. Audition décoiffante !

Vacances : temps de réflexion et d'échange des pensées.
Qui ne s'est réjoui de la libération d'Ingrid Betancourt ? On faisait des cauchemards de la savoir enchaînée dans la forêt colombienne.Et les médias sans pudeur nous arrachaient des larmes à la vue et à l'écoute de ses deux grands enfants. Ouf ! la voilà libre. Peu importe que cette libération ait été obtenue par le versement d'une rançon ou par une ruse compliquée mais efficace des services secrets colombiens.
Ce qui gêne certains d'autres nous c'est  l'exploitation de l'évènement par les politiques et les religieux.Comment cette femme courageuse retrouvera-t-elle un équilibre si chacun veut lui imposer un vêtement (ou un uniforme) d'emprunt ?
Je suis frappé de voir la foule française se rassasier de "grandes messes". Tout évènement politique, religieux, sportif, culturel est englobé dans une sorte d'idôlatrie inquétante.N'avez-vous pas la même impression que moi : les gens deviennent fous ! Réflexion et bon-sens disparaissent au profit d'une sorte d'hystérie !
Devenons-nous un peuple mûr pour une dictature politique ?
Pourtant notre gouvernement présidentiel prend soin de notre âme ! J'ai été très sensible à la lecture d'une partie du préambule de la Déclaration des Droits de l'Homme, lors du défilé du 14 Juillet, devant une pléiade de Chefs d'Etat du monde entier. Alors, tout va bien.On va respecter les étrangers demandeurs d'asile ? On va cesser de rejetter dans la nature des familles inexpulsables, qui ne savent comment survivre ? On va autoriser les responsables de foyers sociaux à offrir à ces malheureux qui ne peuvent  pasretourner là ou ils ont été persécutés, violées,  hébergement, nourriture et soins, en attendant une régularisation, prévue par les Droits de l'homme, par la Constitution française et les Accords internationaux.A suivre, mes amis!
Durant cet été soyons vigilants. On peut se reposer et ..réfléchir. Abordons avec amis et relations les grandes questions inquétantes qui obscurcissent l'horizon de notre pays et du monde.
                                    20 juillet 08                                   Jean  Hoibian

vivent les vacances !
par Jean HOIBIAN
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Jeudi 10 juillet 2008
UN ESPRIT D'ENFANCE
                                           "Prendre un enfant par la main...."


Marmotte .

Marmotte , jolie marmotte , tu me plais . Malgré ton long séjour d’hiver , enfermée dans ton terrier , tu es belle à voir , grassouillette , d’aspect costaud , bien plantée sur tes pattes arrières et tu es rapide à disparaître dans ce monde souterrain , doté de nombreuses galeries .
On te cherche dans ce trou , hop ! Tu apparais 5 mètres plus loin , tu n’es jamais où l’on croit te trouver !


Et puis , jolie marmotte , tu siffles comme un garçon . Je dirai même comme un petit voyou des rues . C’est drôle d’essayer de t’imiter . Le matin , au Coin de Molines , tu nous réveillais de bonne heure . Tu as du culot : toi qui as dormi tout l’hiver tu pourrais bien respecter notre sommeil !

Je te pardonne car tu fais partie d’un si beau paysage . Vive la montagne , le grand silence , la neige sur les sommets , le soleil très fort avec parfois un petit vent doux , la chanson de l’Aigue Agnelle , le torrent de la vallée .

On a envie de crier merci pour tant de beauté et pour la chance d’avoir pu partir 8 jours dans cet appartement confortable pour nous gonfler les poumons d’air pur et reprendre des forces .

Molines , ce n’est pas la porte d’à côté : 4 heures de voiture depuis Montélimar , mais les régions traversées sont très belles aussi , et Zoé était sans cesse sollicitée « regarde à droite , regarde à gauche «  J’espère qu’elle n’a pas attrapé un mal de cou ! !

Tous les jours on partait en ballade . Zoé marche bien maintenant . Parfois elle ralentissait pour encourager son Papou qui avait mal au genou .
On a trouvé de très jolies fleurs : des gentianes bleues , des blanches , des jaunes , des rouges dont on ignore le nom .
Pas de chamois ; même avec les jumelles on ne les a pas vus . Sans doute étaient-ils partis bien plus haut , dans les rochers ,là où les chasseurs ont du mal à grimper .

Cinq jours de découvertes , de vie paisible , d’histoires lues ou écoutées quand Papou les inventait ! Macline faisait de bons petits repas . Qu’on était bien sur les 2 terrasses .
Et puis , bonheur Magda est arrivée mercredi très tard . Mais elle était très , très fatiguée .
Alors on l’a laissée dormir longtemps . Jeudi , vendredi , samedi matin Zoé a fait découvrir le « Coin » à sa maman .
On est allé à St Véran et on a retrouvé , 32 ans après un séjour dans sa maison , Mr Jean Sibille . Magda était émue de retrouver cet homme très bon qui élève des abeilles et sculpte le bois avec son couteau .

Ah ! oui que la montagne est belle !

On a décidé d’y revenir si on le peut .

Papou a rapporté à Montélimar le bâton de marche qu’il a taillé et écorcé . De son lit , il le voit caché dans l’espace entre l’armoire et le mur ! Alors Papou s’endort en chantonnant : Debout les gars réveillez-vous ; on part au bout du monde ! !

C’est idiot , car il est couché mais ça marche : en rêve il s’en va dans le silence de la nuit et  la paix des souvenirs heureux .

                                           Papou
par Jean HOIBIAN publié dans : Contes
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Mardi 8 juillet 2008

L’éthique du cœur

Y’a plus d’morale, monsieur ! Au jour d’aujourd’hui tout est permis !

Ah ! autrefois, quand nous étions jeunes c’était autre chose !
On respectait les parents, les enseignants, les prêtres, les pasteurs, les gendarmes, et….le gouvernement.
Chez moi, Madame, quand nous étions enfants,il fallait obéir ! Aux repas, les enfants ne parlaient pas, et devaient manger de tout. Pas question de quitter la table sans permission ! Et quand nous avions faits une sottise, la punition tombait : privation de dessert, une paire de claques, voire une fessée, l’exil dans la chambre ou un cabinet noir. Quand la dispute enfantine tournait à la violence et au vacarme, ma mère nous dispersait avec quelques distributions de « martinet » ou de « tapette » à descentes de lit.
Revenions-nous de l’école avec une obligation de recopier 50 ou 100 fois la même phrase révélatrice, loin de nous plaindre ou de nous défendre, nos parents ajoutaient à nos ennuis, remontrances ou seconde punition !

Et sur le plan des mœurs, Madame ! nous étions très contrôlés.
Je me souviens que les écoles primaires n’étaient pas mixtes. A l’occasion du 11 Novembre et du 14 Juillet le directeur faisait chanter aux garçons et filles, en chœur, des hymnes patriotiques. Je le vois encore passant et repassant dans l’espace vide, soigneusement établi par lui entre les filles et les garçons.
Ce contrôle de la mixité était appliqué au catéchisme, dans les mouvements de jeunesse, et dans les églises et les temples on respectait la séparation :
les hommes s’asseyaient à gauche, les femmes à droite.

Il est vrai que beaucoup d’enfants, de jeunes, passaient outre à ces interdits de la morale de l’époque. Ils désobéissaient mais en cachette, sachant fort bien qu’ils avaient tort. Ainsi agissaient d’ailleurs les adultes (en grandissant nous découvrions leurs secrets..) qui pensaient sans doute que les préceptes imposés à l’enfance, ne les concernaient plus ?

Oui, monsieur, tout n’était pas parfait, mais apparemment,l’ordre régnait.
On savait où se trouvaient le bien et le mal. Ce dernier était refoulé, caché. La société affichait ses principes et sanctionnait les défoulements visibles.
Ah ! Mai 68 est une date néfaste ! C’est de là que viennent tous les désordres, toutes les turpitudes,qui détruisent la société, nos familles, l’enseignement, et les institutions !!Ainsi parlent les gens figés dans le passé comme le rouleau témoin coulé dans le béton le jour de l’ouverture officielle du chantier.

Très nombreux sont les auteurs intelligents et compétents qui ont démontré l’importance de cette mise en marche de la société,juste avant, pendant et après Mai 68.Nous n’y reviendrons pas. Les fondements de la vie conjugale, de la sexualité, des droits de la femme,ont été considérablement modifiés. Qui aujourd’hui voudrait revenir en arrière ?

La parole a été libérée ! ce qui ne veut pas dire qu’elle est toujours utilisée avec intelligence. Il n’est que d’ouvrir sa radio ou sa télé pour être convaincu
 du niveau de vulgarité, de bassesse et de mensonge, d’un  grand nombre d’émissions.
  Et cette vague de jougs détruits n’a fait que s’amplifier depuis 40 ans. D’où une certaine panique qui gagne presque toutes les classes de la société.

En tant que chrétien, je me pose la question :
sur quelle éthique s’appuyer pour remettre un peu d’ordre dans la vie familiale, dans le monde scolaire,dans les rapports sociétaux, dans les entreprises publiques ou privées ?
Paul dans une épître, déclare : « Là où est l’esprit du Seigneur, là est la liberté » (j’avais placardé cette belle devise dans la cellule crasseuse de la Maison d’arrêt de «  La Santé », qui me servait de bureau d’aumônier.)
Qu’est-ce donc que cet « esprit du Seigneur » qui nous garantirait la précieuse liberté ?.Jésus, « le fils de l’homme » s’est voulu avant tout serviteur. Il n’a pas voulu appuyer son autorité sur des pouvoirs divins.
Toute la multitude qui l’a suivi, écouté,comme on accepte un guide en montagne, ou un chef charismatique,a été conquise par l’amour des êtres dont rayonnait ses paroles et ses actes.
L’amour, n’est-ce pas le secret de toute vie réussie ? Mais vis-à-vis des enfants, l’amour doit-il exclure toute sévérité ?
Ne parlez pas aux jeunes parents de morale ! Ils l’exècrent ! Je les comprends partiellement. C’est vrai que la morale laïque d’autrefois faite de dictons stéréotypés : »qui vole un œuf vole un bœuf », « pierre qui roule n’amasse pas mousse »,etc.. ;semble inadaptée à notre époque laxiste, en recherche d’efficacité.
De même le Bon dieu sévère qui voit tout et va punir l’enfant rebelle, ou le petit Jésus à qui on ne doit pas faire de la peine ! sont des moyens pédagogiques périmés. Les adultes eux-mêmes n’ont plus la crainte d’un dieu jaloux et coléreux !Ils ont accédé à une foi d’adulte et les plus responsables savent adapter à chaque circonstance une morale de situation.
To-day j’agis de cette manière, to-morrow je réponds autrement. J’agis, je décide, selon ma conscience. Mon éthique est basée non sur des principes, mais sur l’impératif de la justice et de l’amour.
MA CONSCIENCE, voilà le mot clé !
Pour les parents, les adultes, ce terme est clair de sens même si nous ne le respectons pas toujours !
Mais pour les enfants, surtout les plus petits, comment toucher leur cœur ? leur faire discerner ce qui est bien, ce qui est mal ?, ce qui fait de la peine aux parents, au frère ou à la sœur ?
Comment leur apprendre une sorte d’introspection adaptée à leur âge, si on exclue totalement l’existence du Divin ?
Sur quels principes enseigner à l’enfant la conscience, sa conscience ? qui fera lentement de lui , un être responsable attiré par les vraies valeurs :le respect de l’autre, la compassion vis-à-vis des plus faibles, la justice et l’équité ??
J’avoue mon désarroi. Je ne trouve aucune solution ayant joué ma vie sur l’accompagnement permanent d’un guide divin en moi.
Pour ceux qui ne croient pas ( et je leur reconnais ce droit) quelle est la recette ? comment éveiller l’enfant à la conscience de ses droits et de ses devoirs ?

On me répondra par les philosophes grecs, par les grands penseurs du siècle des lumières, par les pères de nos révolutions françaises, par la Déclaration des Droits de l’homme, par la cohorte admirables des philosophes français et étrangers. Je m’incline, mais est-ce facile pour les enfants d’entrer dans tant de pensées abstraites ?
J’ai peur qu’on fasse l’économie d’une vraie réflexion sur la conscience humaine et que, comprenant mal le rejet de Mai 68, des parents démunis ne manient avec contradiction la méthode de la carotte et du bâton…

Pourquoi crains-tu vieil homme ?,chaque génération reçoit, ou découvre ses solutions. Il faut faire confiance à l’avenir.

                      12 Juin 08                   Jean  Hoibian
par Jean HOIBIAN publié dans : La vie tout court
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Mardi 8 juillet 2008

Le royaume des cieux Les cieux ?

  • Un ailleurs, un lieu hors de portée humaine, un lieu où je ne suis pas, dans ce lieu ai-je une place ?
  • Dans ce lieu très éloigné du monde, serai-je autorisé à entrer ?
  • A séjourner ?
  • Sous quelles conditions ?

Mystère de ce royaume, nommé par ailleurs : royaume de Dieu. Dieu. Un autre très grand mystère ! Quel Dieu ? l’être divin,indéfinissable, tout-puissant, Maître de l’univers, Saint, Unique,que je ne peux que craindre,car totalement différent de l’humain ?
Dieu, un roi, un souverain ? Mais nous sommes en république ! Je n’ai nulle envie d’être soumis (Islam) à un Dieu seigneur et maître. Dans la bible, je trouve plusieurs figures de Dieu. Dès les premiers récits de l’ancien testament Dieu est l’initiateur d’une alliance. C’est lui qui révèle à l’humain sa proximité. Il n’est pas bien défini par : »les cieux ».
Certes il reste redoutable par son altérité,mais il n’est pas une divinité immuable, immobile,qui juge l’homme comme il gère toute parcelle de vie dans le cosmos. L’alliance de Dieu avec l’homme est définitivement confirmée dans les ouvrages du Nouveau testament. Le Dieu révélé par le Christ-Jésus est une puissance d’amour et de miséricorde.
Jésus proclame deux bonnes nouvelles :nous sommes les alliés de Dieu, de sa seule initiative. Désormais nous ne serons jamais plus seuls,dans l’angoisse de nos impuissance et de nos échecs. Je n’apporte rien dans cette alliance, sinon mon acceptation et ma reconnaissance. Alléluia ! Notre vie peut s’ancrer dans les paroles de cet allié puissant et bon.
Seconde bonne nouvelle : Dieu n’est pas absent de la terre. Le situer « dans les cieux », c’est mal percevoir le lieu privilégié de son existence. Dieu est dans le monde, Il est dans toute vie humaine. Dieu c’est notre répondant,l’enveloppe de notre « moi »,le souffle de vie qui sous-tend notre existence,celui qui nous entoure par derrière et par devant.
Nous avons acquis ces assurances par la vie exemplaire de Jésus. Cet homme a parlé et agit comme aucun autre être humain ne l’a fait, ni ne le fera. Jésus « le fils de l’homme » a pleinement joué le jeu de l’alliance avec Dieu, qu’il appelait son père, et dont on peut dire qu’il est devenu le fils adoptif. Et ce Jésus parle du roi divin et de son royaume. Il a prétendu être le premier sujet de ce roi, si proche et si autre. Et dépassant les réalités orgueilleuses et tyranniques des royaumes humains, Jésus évoque le royaume de Dieu comme un état de paix, de joie, de bonheur et de justice !

Toute l’aspiration humaine depuis la nuit des temps se trouverait réalisée.. Le royaume ? : un autre monde, une autre terre, une autre vie pour tous ! Alors, pour accéder à cet autre monde, le sage, l’homme éveillé,dit Jésus, doit tout lâcher, tout quitter,faire le saut ultime,en tournant le dos à son ancienne vie faite d’aliénations et d’erreurs mortelles.
Là, se trouve ouverte la porte de la plus funeste erreur de la foi. L’apôtre Paul qui n’avait pas vécu avec Jésus,est devenu, suite à une vision foudroyante un irremplaçable propagandiste de la foi. Mais de quelle foi était-il animé ? Il ne connaissait les paroles et les actes de Jésus que par la tradition orale. Les évangiles n’avaient pas encore été rédigés et publiés.
Paul a reçu du souffle divin la conviction que ce Jésus était le Christ, le Messie. S’appuyant sur les livres de l’ancienne alliance, Paul donne à la mort et à la résurrection de Jésus, les fondements de toute vie chrétienne. Et cette vie dont il rêve pour lui et pour les autres est entièrement polarisée sur la personne du Christ. »Ce n’est plus moi qui vit, dit-il, c’est Christ qui vit en moi ». Le but de toute vie chrétienne c’est d’imiter l’envoyé de Dieu. Et comme c’est impossible : »je fais le mal que je déteste.. », Paul annonce la grâce :Dieu nous pardonne gratuitement de ne pas faire sa volonté. Nous devons vivre dans la vigilance et dans la prière, afin de nous rapprocher de la vie idéale de Jésus, pour accéder à notre mort au royaume éternel de Dieu. Il me semble que pour Paul, la vie terrestre n’a pas beaucoup d’importance. Il exprime sa hâte de mourir pour rencontrer le Christ dans sa gloire. Paul a-t-il compris l’incarnation comme valorisation de la vie humaine ? A-t-il saisi la vision utopiste et lumineuse du Fils de l’homme : une autre manière de vivre ! d’autres valeurs que les préceptes rigoureux du légalisme juif ! des rapports humains, nourris, imprégnés,d’un contact permanent avec le Vivant ! Le royaume de Dieu hic et nunc !
Envisager sa vie dans la simplicité, la confiance, la joie partagée, le service des autres, l’amour ! Considérer l’existence comme un cadeau précieux. Apprécier chaque seconde comme importante et donc lutter pour sauver sa vie et celle des autres, tout en sachant qu’elle glisse de nos mains comme le sable de la plage.. Considérer l’Histoire humaine comme le rocher de Sisyphe, toutes les cultures, tous les arts, toutes les connaissances, appliquées ou non, comme le chantier commun des hommes et de Dieu. Un jour, un soir, se coucher comme la chèvre de Mr Seguin, repu de découvertes, d’actions bonnes, de projets, et de désirs comblés ou non. S’abandonner sans crainte, la main du Christ-Jésus serrant la nôtre. Heureux ceux qui vivent ainsi et longtemps, ayant pris au sérieux le projet fou de l’architecte génial du nouveau monde. Projet inachevé à cause de la médiocrité humaine, mais dont les signes sont perçus par les yeux de la foi. J’ai envie de poser la question : Paul a-t-il connu cette vie là ?
L’Eglise chrétienne a-t-elle enseigné cette voie là ? Depuis 2000 ans le monde ne souffre-t-il pas mille enfers par l’erreur colossale consistant à ne parler d’un avenir heureux, d’un royaume de paix et de lumière, d’une nouvelle vie pour l’esprit humain, QUE dans l’avenir apocalyptique de la fin du monde ? Est-il trop tard ? Je pense que la patience de Dieu est sans limite. Je pense qu’au travers de vingt siècles d’étouffement du divin évangile, dans des paroisses diverses mais toutes obsédées par la sécurité des rites, des dogmes, des peurs camouflées, je peux distinguer l’action humble et puissante des prophètes et des inspirés : François d’Assise, le curé de Bernanos, Martin- Luther- King,sœur Emmanuelle, « l’Augusta » de Roger Breuil,les prêtres ouvriers,Mgr Camara,(je cite en vrac..) et toute l’armée des humbles, des ignorés (sauf de Dieu !) qui ont donné de l’amour et de la paix. Et si on se mettait à croire à l’autre monde, au nouveau royaume dont un humble berger est le monarque débonnaire ? Et si on réinventait nos paroisses sclérosées ?
Et si, à l’image des Cercles silencieux préoccupés à contre-courant, des « sans-papiers », les chrétiens oubliaient un peu Paul, pour tenter d’écouter le pur évangile ? Ma sœur, mon frère, le vrai « réveil » dont rêvent certains pour nos paroisses, ne serait-il pas plutôt un « éveil » des chercheurs du Dieu vivant ?

1er Juillet 08
Jean HOIBIAN
par Jean HOIBIAN publié dans : Foi
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Dimanche 29 juin 2008
Mon portable m'indique que j'ai publié 67 articles sur mon blog.
Si vous les avez tous lus vous êtes champions !
Avez-vous remarqué qu'en tête du dernier texte qui apparaît, il y a des chiffres: 1 2 3 4 5 6
Sans effort, vous ne lisez que les textes récents de la liste 1
En cliquant sur 2 ou3, etc..vous pouvez lire 67 articles plus anciens et faire une comparaison !
Dois-je continuer à alimenter ce blog ?
Amitiés à tous et bonnes vacances!               Jean  HOIBIAN
par Jean HOIBIAN publié dans : Blog
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Mardi 10 juin 2008
PSAUME 2008

Mail à jésus-fils de l’homme@aukeurdumonde.fr


Le vieil homme me jeta un regard humble et joyeux, puis il parla :


 « Jésus mon frère, mon ami, mon seigneur, je veux crier ton grand amour !
J’étais cette nuit là dans une grande angoisse.
Mes pieds ne supportaient pas le poids de mon corps, tant ils étaient douloureux, comme fracturés par une mystérieuse douleur.
Mon avenir immédiat compromis suite à une intervention médicale dans un hôpital de province ne m’inquiétait pas tellement. Le chirurgien très aimable et très direct m’avait confirmé le mauvais état de mes viscères. Puisque le pire m’était évité, Seigneur, je te remettais toutes choses.
Comme d’habitude.
Mais cette incapacité totale à me tenir debout survenait au pire moment :comment revenir à mon domicile ? j’étais perdu dans une ville  inconnue,affaibli par trois jours de diète et le choc habituel de l’intervention libératrice ? et demain matin, il nous fallait, mon épouse et moi,quitter l’hôpital en voiture de location, rejoindre la gare T.G.V. distante de 50 Kilomètres, et me hisser dans le wagon,pour un trajet de 5 heures, avec changement de train au milieu. De plus l’incident surgissait un dimanche ! jour béni, sauf pour les démarches téléphoniques !
Impossible d’atteindre le service « handicapés »de la S.N.C.F., ni la Croix rouge,ni le pasteur de cette ville….
Ma femme repartit faire des adieux à notre fille, 45 Km, plus au sud, et rapporter nos bagages. De là, elle tenta tous ces téléphones, en vain..


La soirée est déjà avancée. Je suis seul avec toi seigneur.
Alors nous entamons une étrange conversation.
Je sais que tu prêtes à nos prières une grande attention.
Je sais aussi que tu n’es pas un distributeur de solutions, à la disposition de nos caprices. Tu es le messager bien-aimé d’un Dieu de bonté et de miséricorde.
Mais aucun de vous deux n’a voulu ce monde moderne, envahi de technologies parfaites qui tombent en panne et d’humains prétentieux dont le cœur s’est pétrifié.
Je sais tout cela, mais de mon enfance j’ai gardé une foi solide.
« Quand les montagnes s’effondreraient, mon amour pour toi ne sera pas ébranlé ».
La nuit s’approche et j’implore ta présence consolante.

Je réclame des poches de glace pour mes pieds. Les soignantes me laissent deviner leur pessimisme. Nous ne prendrons pas le train demain, je souffre trop..
Seigneur Jésus, je te présente mes enfants et mes petits enfants( la liste est longue, il ne faut pas oublier les brus et les gendres..)
Avec toi, ma pensée rejoint ma liste de malades, d’amis angoissés ou solitaires, et « toute la misère du monde ».
Comme tous les soirs, avant de m’endormir,mais ce soir le sommeil ne vient pas…

Jésus mon ami, mon guide qu’est-ce que ma misérable petite catastrophe à côté de ces immenses et persistantes montagnes de souffrances ?
Moi, l’occidental privilégié, comment puis-je te parler de mon train à prendre demain matin ?
La nuit s’avance. J’espérais que mon épouse allait me téléphoner pour me dire qu’une solution avait été trouvée...
Seigneur, nous vivons dans un monde étrange ! Tant et tant on fait l’expérience d’une totale solitude en  plein milieu d’une ville. Au secours,
entendez-vous ? Nous sommes des dizaines de milliers dans cette ville et je reste seul, comme abandonné…

Et tout à coup comme une fulgurance, mon verset évangélique préféré se présente devant mes yeux fiévreux :
         « Lève-toi, prends ton bagage, et..marche ! »
Seigneur j’hallucine ! tu te moques de moi ?

          « Lève-toi, accepte ta finitude, aujourd’hui tu es vivant, alors reprends la route, tes pieds ce n’est rien, le souffle de vie ne t’est pas retiré , où est ta reconnaissance ? Pourquoi as-tu peur ? »

Oui, Seigneur, ta sagesse est grande. Je ne suis qu’un imbécile, je manque de foi. Pardonne !

           « Lève-toi, accepte que je porte ton fardeau. Tu marcheras demain et tu porteras le fardeau d’autres qui crient en vain leur détresse. »

Silence soudain. Je reste médusé. Et je prends au sérieux la parole régénératrice du Seigneur. Comme un gosse qui sèche ses larmes et oublie sa peur,je m’assied au bord du lit et…je pose les pieds sur le sol.
Seigneur, nous sommes en 2008 ! Qu’est-ce que tu insinues ? Je dois lire cette nuit ton message, au premier degré ?

Debout ! je suis debout, et mes pieds me portent ! j’avance très lentement,je vacille dans cette chambre, dont l’éclairage est en veilleuse. Je marche !!
Ô l’ancien ! que ta foi est petite !

L’aube s’amorce derrière les rideaux baissés. La pluie tombe avec rage. Le combat du doute et de l’angoisse est une victoire.
Dans quelques heures, l’ancien, tu pourras monter dans l’auto, gagner la gare, accéder au compartiment réservé, et regagner ton domicile.

Jésus, mon frère, merci,merci !
Je sais qu’on ne t’invoques pas en vain. Je sais que mon insignifiante vie n’est pas méprisée par toi.

Je te prie pour tous ceux qui ne peuvent reverser sur toi, leurs tristesses, leurs souffrances, leurs échecs,leurs problèmes inextricables. Ouvre leurs yeux et leurs oreilles.
Je voudrais leur communiquer confiance, paix, amour.
Seigneur, tu m’as mille fois secouru, mais jamais ta parole n’a retentit avec cette étroite concordance : lève-toi ! et marche !
Jésus mon ami, ouvre ma route. Que ton nom soit pétri  de notre reconnaissance.
                               3 Juin 08            Jean HOIBIAN
par Jean HOIBIAN publié dans : Foi
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Mardi 10 juin 2008
UN ESPRIT D'ENFANCE
                                           "Prendre un enfant par la main...."


Croquette

Le soleil brillait mais avec le vent il ne faisait pas bien chaud . Qu’importe , Thomas a vite couru vers les grands bâtiments où la température était plus douce  Papou a donné des sous à la dame de l’entrée et en avant ! dans l’immense domaine des crocodiles .

Il y avait des grands arbres qui d’habitude poussent en Afrique , on avançait vers les immenses bassins pleins de crocodiles en passant sur des petits et sur des grands ponts .
Thomas a vite compris que ce n’était pas dangereux : les énormes animaux avec leurs mâchoires pleines de dents ne pouvaient pas mordre les visiteurs . Alors on pouvait bien les observer , d’autant plus que la plupart dormaient en baillant sans mettre une patte devant leur bouche : quels mal polis ces crocos ! !
Thomas était très intéressé . Zoé aussi un autre jour était venue voir toutes ces grosses bêtes .
Papou qui avait un peu mal aux jambes s’est assis dans un coin sous un palmier et pour rire il a dit à un moyen crocodile « bonjour , ça va ? j’espère que tu n’as pas mal aux dents ! Si tu les brosses tous les jours , cela doit te prendre beaucoup de temps ! ! »
Et tout à coup Papou a entendu le crocodile parler ! Cela c’est formidable , non ! « Penche-toi vers moi , sinon tu n’entendras rien avec ton oreille qui ne marche plus . « Je m’appelle « croquette » et je suis très malheureuse »
Papou a mis son oreille qui marche , contre la barrière en bois et voilà croquette qui lui dit « Tu comprends je ne veux pas parler trop fort , sinon tous les crocos connaîtront mon histoire et se moqueront de moi . Ou bien le Directeur du Zoo me vendra à un cirque car c’est rare un crocodile qui parle . Et moi je ne veux pas faire le clown ! »
« Qu’est ce qui ne va pas pour toi croquette » dit Papou . As-tu trop chaud ou trop froid ici ?Es-tu mal nourrie ? Es-tu mal soignée quand tu attrapes un rhume  ou que tu as mal au ventre ?
« Non ce n’est pas ça dit la jeune fille crocodile . Mon malheur c’est d’être loin de mon pays , l’Egypte et d’être prisonnière dans ce Zoo »
« Ah ça , dit Papou je te comprend , j’ai toujours pensé que les animaux enfermés dans les zoos n’étaient pas heureux . Ils préfèreraient tous courir , nager ou voler en liberté .Les hommes sont parfois égoïstes : pour voir les animaux des pays lointains, ils les transportent en France et les font prisonniers . De plus , si tu viens d’Egypte tu as dû naître et vivre dans le Nil , un très grand fleuve qui part du désert pour verser son eau dans la mer . Et tu dois connaître les pyramides , ces énormes tours pointues et beaucoup de très belles statues en pierre qui représentent les Rois des anciens temps de l’Egypte »
«  Bien sûr dit Croquette , j’ai été un bébé crocodile très heureux avec mon papa et ma maman et j’avais même 3 frères et 1 sœur et 2 grands pères et 2 grands mères . Nous vivions dans une sorte de grotte sur le bord du Nil . Cette grotte mes grands parents l’avaient creusée dans l’argile qui s’était accumulée sur le bord de l’eau à 100 km du Caire .
Des roseaux immenses avaient poussé et cachaient notre maisons aux hippopotames et aux chasseurs .
Toute petite j’étais très habile à me cacher dans les roseaux et à attraper d’un seul coup les cigognes ou les autres oiseaux qui pataugeaient dans le fleuve pour voir les poissons . Pendant qu’ils guettaient du haut de leurs grandes pattes , je me glissais dans l’eau et hop ! je croquais une patte . Ensuite mes parents ou mes grands frères , attirés par les cris du grand oiseau , nageaient à toute vitesse et l'attrapaient par une aile ou par la queue . Ensuite nous nous partagions le festin . D’où mon surnom de croquette ! »
« J’ai grandi , je suis devenue une grande personne crocodile . On me disait très belle et très bonne nageuse . Puis j’ai rencontré un beau crocodile noir avec de beaux yeux rouges , qui est devenu amoureux de moi .
Le jour de notre mariage toute la famille était réunie pour la fête , ma grand mère avait capturé une très grosse antilope qui était blessée et n’avait pas pu s’enfuir . Il y avait là la possibilité d’un très bon repas avec de la viande pour tout le monde . Mais au bon milieu de la fête j’ai voulu apporter du dessert en capturant des carpes et là , et là… catastrophe . Je suis tombée dans un piége : impossible de m’échapper . Le patron pêcheur a appelé 3 ouvriers . Ils m’ont fermé la gueule avec une corde et enfermé dans une grande caisse . En me vendant à un directeur de zoo ils ont gagné beaucoup d’argent et me voici ici enfermée très loin de mon pays , au milieu de beaucoup de crocodiles dans les bassins et au-dessus des milliers d’yeux d’humains qui me regardent . Reverrai-je jamais mon fiancé , mes parents , mes frères et sœurs et  notre belle grotte du bord du Nil ?

Papou connaissant un Monsieur très riche qui aimait bien tous les animaux ; il lui a parlé de la pauvre croquette .
Le Monsieur a acheté la crocodile d’Egypte et l’a fait transporter jusqu’au bord du fleuve . Croquette a beaucoup versé de larmes en sentant l’odeur de l’eau , de la vase et des roseaux . Elle a remercié beaucoup , beaucoup , le Monsieur riche . Elle aurait même bien voulu l’embrasser mais lui , il n’a pas voulu , il avait peur de toutes ses dents ! ! Une fois dans l’eau croquette a nagé pendant des jours et même plus d’un mois et demi , avant de retrouver toute sa famille et surtout le beau crocodile noir . Le mariage a eu lieu et au repas croquette a raconté la France , le zoo de Pierrelatte et toutes les histoires de Thomas et Zoé que Papou lui avait racontées .

Vivent les crocodiles d’Egypte qui dorment dans les roseaux du Nil et clignent des yeux pour mieux voir au loin les pyramides et le Pharaon ! !

                                                     Jean Hoibian
par Jean HOIBIAN publié dans : Contes
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Mardi 10 juin 2008
Nos paroisses écoutent-elles leurs conducteurs ?

On a envie de dire , avec douceur et fermeté , à chaque frère , à chaque sœur de notre paroisse (catholique ou protestant ) :
Réveille toi !
Le conseil des Eglises Chrétiennes de France nous interpelle au sujet des étrangers sans papiers .
Restent-ils des humains , ces hommes , ces femmes , ces enfants qui ont quitté leur pays et rêvent de vivre en France en travaillant dur et en respectant nos lois ?
On les pourchasse , on les arrête , on les enferme dans des centres de rétention et on les expulse alors que parfois ils risquent la mort en posant le pied sur le sol de leur pays d’origine .


« Nous réaffirmons en tant qu’Eglise chrétienne que le droit d’asile est non seulement un droit fondamental mais aussi un devoir d’accueil et d’hospitalité ».
Cette déclaration est faite au nom de la conférence des évêques de France , de la Fédération Protestante de France , et de l’assemblée des évêques orthodoxes . L’avons nous lue ? méditée ?
En 1979  une déclaration émanant des mêmes autorités appelait les chrétiens à une démarche semblable :
« Nous reconnaître solidaires de ces frères étrangers dans la défense de leurs droits , c’est témoigner de la passion de Dieu pour la dignité de l’homme ».

A Montélimar ,tous  les mercredis de 17h30 à 18h30 , en un cercle  silencieux , 40 à 50 chrétiens ou non chrétiens se tiennent debout et disent par leur pancartes leur refus du sort indigne , imposé aux étrangers demandeurs d’asile et de droits élémentaires .

Ne nous rejoindrez-vous pas ? Au nom du Christ qui aima jusqu’à la mort tous les humains souffrants : j’étais étranger et vous m’avez recueilli ( Evangile de Mathieu 25/35).
 Quinze associations montiliennes se sont unies pour cette protestation au nom du respect des Droits de l’Homme.

Nous les chrétiens ,  écouterons nous nos consciences ?
Entendrons-nous l’exhortation de nos Autorités religieuses ?
Et vous dans votre ville : un cercle de silence ?
Objecteurs de conscience , nous voulons être, sans violence mais avec fermeté .

                                        Pasteur Jean HOIBIAN
par Jean HOIBIAN publié dans : Eglise
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Jeudi 22 mai 2008
Dorénavant

Diront Zoé et Thomas (quand on leur aura expliqué ce drôle de mot )

Dorénavant :

  • je ne mettrai plus les doigts dans mon nez
  • Je ne répondrai plus toujours non aux appels ou propositions de mes parents
  • Je ne ferai plus le bébé quand maman ou papa me mettra du savon dans les yeux en me lavant les cheveux
  • Je ne pleurerai plus la nuit en réveillant mes parents , sauf si j’ai fait un gros cauchemar

Il y a aussi des grandes personnes qui disent aussi dorénavant

  • je vais m’arrêter de fumer
  • Je ne boirai plus d’alcool en me rendant malade
  • Je ne jetterai plus sur le sol les papiers de gâteaux , les boites vides ,les tickets de cinéma ,etc…
  • Je vais faire du sport et je vais manger moins
  • Je vais m’efforcer de ne pas détester ou mépriser ceux qui sont étrangers , qui n’ont pas la peau blanche et se nourrissent différemment de nous

Dorénavant je ne vivrai plus dans un palais dit le Président de la République , j’irai habiter dans un appartement ordinaire comme le Père Lustucru
Dorénavant je ne mettrai plus les voleurs en prison dit le gendarme, je les obligerai à cultiver un jardin et à vendre les légumes au marché.
Dorénavant je n’irai plus sur la lune dit le cosmonaute car maintenant j’oublie tout et ma femme me dit : tu es dans la lune !
Dorénavant dit le paresseux , je vais travailler beaucoup . Ainsi je pourrai être fier de moi et donner des sous à ceux que j’aime .
Dorénavant dit le peureux , je ne pleurerai plus dans le noir , j’ouvrirai grand mes yeux et j’irai me promener dans la forêt avec une lampe électrique / Les insectes et les oiseaux auront la trouille , les lapins se sauveront et…je serai le Roi !

Il y a des animaux qui décident de changer de vie :

  • Dorénavant je ne mangerai plus de luzerne après la pluie , dit le bœuf , ça me fait gonfler le ventre .
  • Dorénavant je n’essaierai pas d’être aussi grosse que le bœuf dit la grenouille car j’ai manqué éclater !
  • Dorénavant je ne croquerai plus les oiseaux dit le chat
  • Dorénavant je ne mangerai plus les souris dit la chatte
  • Dorénavant je ne mordrai plus les facteurs dit le chien de garde
  • Dorénavant je ne me déguiserai plus en grand mère dit le loup du chaperon rouge
  • Dorénavant je ne regarderai plus passer les trains dit le grand bœuf car ils vont si vite que ça me brouille les yeux
  • Dorénavant je ne m’occuperai plus des gens qui se moquent de moi dit l’âne car quand j’ai du chagrin ça fait grandir mes oreilles
  • Dorénavant nous ne ferons plus croa , croa , croa disent les corbeaux mais qui , que ,quoi pour obliger les gens à se poser des questions 
  • Dorénavant je ne chanterai plus au fond des bois dit le coucou mais je viendrai surprendre les petits enfants dans les cours de récréation , dans les hôpitaux et dans les maisons sales . Coucou , coucou ! je suis là , courage , guéris vite , chatouille ta petite sœur  et fais un grand sourire

C’est la vie de prendre des décisions pour être plus heureux et pour que les gens qui nous entourent le soient aussi mais c’est dur de changer .
Souvent on n’y arrive pas , ni les bêtes , ni les gens .
Leur dorénavant c’est plutôt : je vais faire demain tout comme hier ! !

Mais nous , on va décider des trucs et …les faire .


                          Papou
par Jean HOIBIAN publié dans : La vie tout court
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Jeudi 22 mai 2008
Témoignage

Jésus appelle tous ses disciples à être des témoins . La christianisation du monde a débuté dans le bassin méditerranéen grâce à l’apôtre Paul qui, contrairement aux apôtres de Jérusalem , avait reçu vision de l’universalisme du message libérateur du Christ Jésus .On sait que les gens du temps de Jésus avaient une mentalité très religieuse . Toutes les  spiritualités les intéressaient .

Vingt siècles après , le monde occidental a donné à la pensée scientifique et au matérialisme privilège sur les rapports entre l’humain et le Divin . D’où l’extrême difficulté de dire l’Evangile à ceux qui restent indifférents .
Bien entendu il faut être prêt à faciliter chez le prochain le goût d’entendre l’appel de Dieu et d’y répondre. Mais beaucoup d’entre nous renoncent à proclamer dans la rue « Dieu est amour », « Jésus t’aime », « Prépare toi à rencontrer la mort et le jugement »etc…

Beaucoup pensent qu’il faut avant tout témoigner, par l’exemple d’une vie personnelle, où le respect de l’autre et l’amour du prochain seront joyeusement appliqués. Alors adviendra peut-être la question : « pourquoi fais-tu cela ? » Heureux ces témoins !

D’autres chrétiens se sentent appelés  à vivre une solidarité
. Ils discernent dans la vie de Jésus une attitude  donnant priorité aux « petits » aux « humiliés et aux offensés » .Ceux là s’engagent dans l’action sociale avec telle ou telle association chrétienne ou non . Ils servent Jésus joyeusement !

Enfin il y a ceux qui veulent s’attaquer aux causes. Ils vont participer (avec prudence) aux engagements politiques, sociaux, économiques et culturels qui tentent de redonner à  l’humain la première place, face au  profit, à l’arrivisme et à la technologie dominatrice. Réfléchir avant d’agir. Aimer ce monde. Tels sont leurs mots d’ordre .

Attachement au Sommaire de la Loi , engagement dans le service du prochain ou voie difficile du témoignage « en pleine eau »  qui baigne la société civile, c’est toujours au nom de Jésus qu’on tente d’annoncer la Bonne nouvelle. Chacun fait selon ses forces et l’appel qu’il a reçu. Nul n’a raison contre l’autre.  Il s’agit d’accepter dans son cœur la vision du Royaume dont rêvait Jésus .

Surtout ne pas agir seul ! car témoigner c’est risquer beaucoup (témoin et martyr ont en grec la même racine ).

 

                                                     Jean Hoibian
par Jean HOIBIAN publié dans : Foi
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